TCHAD-OIF: DISCOURS DE CLOTURE DE LA CONFERENCE INTERNATIONALE SUR L’EDUCATION DES FILLES .

TCHAD-OIF: DISCOURS DE CLOTURE DE LA CONFERENCE INTERNATIONALE SUR L’EDUCATION DES FILLES .

Monsieur le Premier Ministre de la République du Rwanda ;

-    Madame la Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie ;

-    Madame la Première Dame ;

-    Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

-    Messieurs les Présidents des Grandes Institutions de la République ;

-    Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

-    Mesdames et Messieurs les Chefs de missions diplomatiques et des Organisations Internationales ;

-    Distingués invités ;

-    Mesdames, Messieurs

Hier  à l’ouverture  de  cette  conférence dédiée à l’éducation des filles et à la formation des femmes, je notais l’importance singulière que revêt ce programme d’intérêt vital pour nos États. 

A la lumière  des fruits de vos échanges, j’éprouve un réel sentiment de satisfaction.

Je me réjouis particulièrement de vos recommandations dont la pertinence ne fait aucun doute.

Les pistes d’actions préconisées que l’on pourra, sans une note d’orgueil, qualifiées de boussole lumineuse, vont orienter toutes les actions  futures s’inscrivant dans la dynamique de  l’éducation  des filles et de la formation  des femmes dans tout l’univers francophone.

Aussi, voudrais-je, très sincèrement, féliciter tous les participants à cette conférence  pour l’excellent travail accompli.

Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs.

Point n’est besoin d’épiloguer sur les enjeux de l’éducation des femmes car il est question de la matrice même du développement de nos nations.

Comme le notent si bien les experts de l’UNESCO,  chaque année d’étude supplémentaire augmente le Produit intérieur brut  par habitant de l’ordre de 4% à 6%.

Il est évidemment établi que  l’évolution du niveau d'éducation des filles a une incidence favorable sur le revenu et le bien être des familles.

Plus instruites, les femmes renforcent mieux leur potentiel productif et participent  efficacement aux actions de développement.
 
C’est pourquoi, nous devons nous investir pour effectivement améliorer les statistiques fâcheuses que nous avons tous déplorées au cours de cette rencontre. 

Ce sont des actions  concrètes, hardies et parfaitement conduites qui nous permettront d’arriver, à terme,  à l’égalité parfaite entre filles et garçons dans tous les ordres de l’enseignement.

Nous ne devons, en aucun cas, nous dérober de cette responsabilité qui a une dimension sociétale : pouvoirs publics, société civile, partenaires au développement ainsi que  les communautés de base. 

D’ailleurs,  l’orientation  des  ressources conséquentes dans le secteur de  l’éducation est le  meilleur  des investissements que nous puissions faire si nous voulons construire un monde prospère, stable et harmonieux.

Comme nous le dit, avec  beaucoup d’ironie mais non sans sagesse, l’ancien Président américain  Abraham Lincoln, « si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance ». 

L’inverse sera justement le comble du gâchis et de  l’aberration.

Mesdames et Messieurs

Le moment me paraît opportun pour réitérer l’engagement du Gouvernement tchadien à poursuivre sans relâche nos programmes en faveur de la scolarisation des filles et de la formation des femmes.

Des actions seront décuplées sur le terrain à l’effet de combattre toutes les pratiques et traditions anachroniques qui compromettent l’éducation des filles et le développement de leur potentiel productif.

La feuille de route des travaux de cette conférence nous servira utilement dans la noble quête visant l’accès et surtout le maintien des filles à l’école jusqu’à l’achèvement de leur cursus. 

L’accompagnement résolu de l’OIF et de l’ensemble des partenaires est nécessaire pour la réalisation de nos nouveaux objectifs en matière d’éducation des filles.

Je suis persuadé que tous ensemble,  nous relèverons le défi car il s’agit de baliser le chemin du futur.

Les femmes portent l’espoir d’un monde meilleur et, à ce titre, tout programme qui participe à leur épanouissement doit être au cœur de nos préoccupations de tous les instants.

A cet égard, je me ferai le devoir de faire le plaidoyer auprès des chefs d’État et de Gouvernement des pays francophones pour qu’à la prochaine rencontre qui évaluera les progrès accomplis, les indicateurs soient à la hauteur de nos attentes.

Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs.

Permettez-moi, avant de clore mes propos, de  renouveler  ma gratitude à l’OIF et à la secrétaire générale de ladite organisation madame Louise MUSHIKIWABO.

C’est un pas décisif qui est aujourd’hui franchi dans notre marche irréversible du développement qui passe forcement par l’éducation et surtout l’éducation des filles.
 
Tout en vous souhaitant un bon retour dans vos pays respectifs, je déclare clos, les travaux de la Conférence internationale sur l’éducation des filles et la formation des femmes dans l’espace francophone.

Je vous remercie.



Par: DGCOM Le 19/06/2019 13:21