Tchad-OIF : La Secrétaire générale reçue par le Chef de l’Etat

Tchad-OIF : La Secrétaire générale reçue par le Chef de l’Etat

Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a reçu ce matin, la Secrétaire générale de l’Organisation intergouvernementale de la Francophonie, Mme Louise Mushikwabo. La coopération entre l’OIF et le Tchad a constitué la charpente de cette audience.

L’Organisation intergouvernementale de la Francophonie(OIF) et le Tchad entretiennent de très forts liens de coopération. Venue prendre part aux assises de la Conférence internationale sur l’Education des filles et formation des femmes dans l’espace francophone, que l’OIF organise dans la capitale tchadienne, la Secrétaire générale de l’Organisation intergouvernementale de la Francophonie, Mme Louise Mushikwabo vient présenter ses civilités au Président de la République IDRISS DEBY ITNO dont le pays a accepté d’accueillir cette grande messe. 


L’audience qui s’est déroulée en présence du ministre de l’Education nationale et de la promotion civique, Aboubakar Assidickh Choroma et des proches collaborateurs du Chef de l’Etat, s’est focalisée sur l’importance de cette conférence sur l’éducation des filles.

« L’OIF a choisi de tenir cette grande conférence à N’Djaména pour des raisons, tout d’abord, parce que, cette sous-région du Sahel connait encore des difficultés dans le domaine de l’éducation de l’éducation des filles en particulier. Il y a beaucoup de raisons à cela, des raisons liées à l’histoire des pays, l’éducation étant déjà un domaine compliqué pour beaucoup de pays », a expliqué la patronne de l’OIF à l’issue de l’entretien.

La Secrétaire générale de la Francophonie a salué les efforts du gouvernement tchadien. « Nous avons voulu surtout marquer les efforts du Tchad dans le domaine de l’éducation des filles. Il y a des progrès. Depuis quelques années, nous suivons de près les statistiques. Les derniers rapports de l’OIF sur la question de l’éducation des filles montrent que le Tchad est parmi les pays qui font vraiment des efforts énormes dans ce secteur. Nous voulons aussi encourager l’action du Tchad. A partir de cette conférence, nous voulons rassembler les bonnes expériences qui sont sorties des différents ateliers et d’essayer d’utiliser la plateforme de la Francophonie pour diffuser ces bonnes pratiques, qui, bien sûr, doivent être adaptées aux différentes situations de nos différents Etats membres », a indiqué Mme Mushikwabo.

Pour elle, cette conférence sur l’éducation des filles qui se tient dans la capitale tchadienne et qu’elle qualifie de l’appel de N’Djaména, est une invite pour tous les pays africains francophones de ne pas laisser en marge cette frange de la population, si on aspire à un développement harmonieux de nos pays respectifs.
      
« Nous ne voulions pas d’une conférence de plus. Nous voulions vraiment un engagement nouveau, beaucoup plus d’énergie sur cette question. Nous sommes convaincus et je pense que nous sommes d’accord avec les autorités tchadiennes aussi. Nous avons discuté de cela pendant l’ouverture des travaux et lors des différents ateliers. Il est très difficile pour nos pays d’avancer sans que les femmes participent pleinement. Et pour que les femmes participent pleinement à la vie du pays, elles ont besoin de l’éducation. C’est un grand enjeu. Ça fait partie du mandat de l’OIF mais c’est un grand enjeu surtout pour l’Afrique subsaharienne. L’Afrique compte trente pays membres de la Francophonie et c’est un bloc très important », soutient-elle.

La patronne de l’OIF a saisi l’opportunité de cette audience pour faire part au Chef de l’Etat de ses six premiers mois à la tête de l’Organisation intergouvernementale de la Francophonie, lui donné un aperçu de l’institution et marqué ainsi une collaboration beaucoup plus accrue entre la francophonie et le Tchad.




Par: DGCOM Le 19/06/2019 16:21