Interview
Le Président de la République invite les gouvernements gabonais et sud-africain à s’entendre afin de ne pas fragiliser davantage le continent C’est une question qui concerne non seulement le continent africain mais aussi l’ensemble de nos partenaires. Le dernier sommet d’Addis-Abeba a été un mauvais sommet, il faut le reconnaitre. Nous n’avons pas pu désigner le président de la commission de l’union africaine, conséquence, nous nous trouvons aujourd’hui dans une situation hybride. Le comité de huit dont le président nigérien et moi-même appartenons,formé lors du dernier sommet de l’union africaine, a pour mission de trouver une solution politique à la désignation du président de la commission avant le sommet de Malawi. Ce comité s’est réuni deux fois au Bénin, cette année même, au cours de ces deux réunions nous avions écouté les deux candidats, le président sortant et la candidate sud africaine. Mais avant cela, les pays de l’Afrique réunis au sein de la SADC avaient organisé un sommet au cours duquel, ils avaient lancé un appel, je dirai pousser un cri d’alarme pour dire que depuis la création de la défunte OUA jusqu’à l’Union africaine, et que par conséquent, ils demandaient aux chefs d’Etat africains de les comprendre en acceptant le candidat de leur région, je précise que l’Afrique est divisée en cinq zones. Au cours du dernier sommet des huit, nous avions pris une décision politique que nous n’avions pas rendu public. Il avait été question tout simplement que personne n’avait intérêt à mettre en danger le continent et cela a été compris par les présidents gabonais et sud africain qui étaient à la rencontre. C’est ainsi que nous avions accédé à la demande de la SADC tout en leur précisant de nous désigner un candidat de leur région, d’ailleurs cette décision sera rendue public au prochain sommet des huit qui aura lieu dans quelques jours au Bénin. Il faut aussi noter que la solution à cette crise institutionnelle n’est pas juridique, si c’était le cas, la solution aurait été trouvée lors du sommet d’Addis-Abeba. Le problème est politique, et je pense qu’il était normal d’écouter ce que je qualifierai de cri de cŒur de nos frères de l’Afrique australe en leur donnant cette chance de diriger notre commission continentale. Je l’espère, je dis bien, je l’espère que nos frères gabonais et sud africains comprendront la nécessité pour l’Afrique de sortir de cette impasse en acceptant la solution politique que nous avions prise ensemble lors de notre dernière réunion au Bénin.
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