Discours du Président de la Républiqueau lancement de la JAE
Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine ; Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ; Messieurs les Anciens Chefs d’Etat ; Madame la Première Dame ; Mesdames et Messieurs les Présidents des Grandes Institutions ; Monsieur le Directeur Exécutif du Programme des Nations Unies pour l’Environnement; Madame la Commissaire du Département de l’Economie Rurale et de l’Agriculture de la Commission de l’Union Africaine ; Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ; Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques et Représentants des Organisations Internationales et Non Gouvernementales ; Mesdames et Messieurs les Représentants de la Société civile; Mesdames, Messieurs, Distingués Invités, Je voudrais tout d’abord remercier tous nos hôtes qui ont bien voulu rehausser de leur présence cette cérémonie de lancement de la Journée Africaine de l’Environnement-Edition2012 que la République du Tchad accueille avec grand plaisir. Qu’il me soit permis de souhaiter la cordiale bienvenue et un agréable séjour dans le pays de Toumaï, berceau de l’Humanité et terre d’hospitalité. La Journée Africaine de l’Environnement, célébrée le 03 mars chaque année, a été instituée par la Commission de l’Union Africaine en 2002 à Durban, en République Sud-africaine. Le thème retenu cette année pour commémorer cette Journée dont l’objectif est de sensibiliser les populations africaines sur la gestion durable de l’environnement est : « LE LAC TCHAD, NOTRE PATRIMOINE ET NOTRE AVENIR COMMUNS. La présence des hautes autorités de notre organisation continentale à cette manifestation, témoigne du soutien indéniable qu’elles apportent aux efforts que les pays de la Commission du Bassin du Lac Tchad entreprennent pour la réhabilitation et le sauvetage du Lac Tchad, notre patrimoine et notre avenir communs. Retenu en concertation avec la Commission de l’Union Africaine, le thème de la Journée Africaine de l’Environnement, édition 2012, est en parfaite adéquation avec les préoccupations environnementales majeures du moment. En en effet, l’assèchement rapide et continu du Lac-Tchad est en corrélation étroite avec les prévisions actuelles, selon lesquelles, la quantité d’eau disponible par tête d’habitant sera réduite de moitié, d’ici à 2050, au regard des projections sur l’accroissement de la population mondiale, notamment des pays en développement, si des actions urgentes, vigoureuses, vitales et planétaires ne sont pas entreprises. Mesdames, Messieurs, Le Tchad tire son nom de ce lac, à la lisière du Sahara, naguère appelé la mer intérieure d’Afrique, dont le volume est constitué de plusieurs milliards de mètres cubes d’eau douce. Disons-le, le Lac Tchad n’est pas seulement une merveille naturelle et culturelle à tous égards que nous devons sauvegarder, c’est aussi un condensé d’enjeux et de défis multidimensionnels à l’échelle du monde entier, à la fois écologique, historique, scientifique, économique et social ; une vraie légende vivante et un concentré de l’histoire de l’humanité inexplorée, aux portes des merveilles du grand nord tchadien, avec les Gueltas d’Archeï et le Lac Ounianga. Faisant front au Nord, le Lac-Tchad symbolise la résistance contre l’avancée du désert en Afrique. Il constitue pour les bassins fluviaux et forestiers africains un bouclier unique, le verrou à protéger à tout prix. Le Lac-Tchad n’est pas seulement tchadien, il est africain. Il est un bien mondial et mériterait amplement d’être inscrit au patrimoine de l’humanité. Je m’emploierai à ce que cela soit fait ! Au plan national, notre sensibilisation est à la hauteur des menaces naturelles et anthropiques qui mettent en danger l’existence du lac. C’est ce qui explique que tous nos efforts soient orientés vers une vision environnementale dont l’axe principal est la gestion rationnelle et durable pour le mieux-être de nos populations, générations actuelles et futures. En marge du Forum Mondial de l’Eau prévu le 12 mars 2012 à Marseille, une cinquantaine de projets pouvant bénéficier de financements innovants et ayant un impact immédiat sur les populations résidentes, composées d’africains de diverses nationalités, seront présentés aux bailleurs de fonds. Ces projets complèteront les actions concrètes déjà entreprises ou mises en Œuvre au plan national et sous-régional. Mesdames, Messieurs, La Journée Africaine de l’Environnement que nous célébrons aujourd’hui, est plus que significative, du fait qu’elle se tient à trois mois de la Conférence de RIO+20 sur laquelle, l’Afrique fonde beaucoup d’espoir pour son devenir, compte tenu de l’extrême vulnérabilité de notre continent aux changements climatiques. En effet, seule une Afrique débarrassée de la pauvreté et moins exposée aux effets pervers des changements climatiques, de la désertification, de la dégradation des terres, de la perte de la biodiversité peut contribuer à la consolidation de la paix et de la sécurité dans le monde. Mesdames et Messieurs, Face aux défis environnementaux de plus en plus menaçants de l’heure, j’invite chaque Africaine et chaque Africain, chacun selon ses compétences et ses moyens, chacun de nos partenaires, en particulier les jeunes et les femmes, à apporter leur contribution dans la lutte pour la protection de l’environnement, en général et à la sauvegarde du Lac Tchad en particulier. Pour finir, qu’il me soit permis de lancer solennellement la Journée Africaine de l’Environnement édition 2012, consacrée au thème : « Le Lac Tchad : notre patrimoine et notre avenir communs ». Nous retiendrons que la sensibilisation se poursuivra jusqu’à la prochaine édition et au-delà, pour que notre patrimoine commun soit préservé, que notre avenir commun soit moins empreint de crise écologique. Je vous remercie.
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