Editorial

L’AFRIQUE DOIT AVOIR SA PLACE AU CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU

A un moment où la question de la redistribution des  cartes  dans le landernau  diplomatique mondial  se pose avec acuité, la voix de l’Afrique  doit retentir, et retentir fortement.  Le continent noir  doit jouer toute sa partition dans la nouvelle architecture de la géopolitique internationale. Un impératif qui passe forcement par  une présence réelle, effective et influente dans le conseil de sécurité de l’ONU.  La bataille acharnée que mène l’Union Africaine pour disposer des sièges permanents avec  droit de veto traduit naturellement cette juste ambition. L’enjeu de cette participation à la gouvernance mondiale, c’est  effectivement de peser sur le destin de la planète.

L’Afrique ne saurait être en marge des instances suprêmes internationales de décisions et évoluer à la périphérie des tribunes où sont débattus les problèmes majeurs concernant notre monde tels que  la paix et la sécurité internationales,  la protection de l’environnement,  les droits  de l’homme et  la lutte contre le terrorisme.  Il est donc clair que l’Afrique doit s’affirmer sur la scène internationale.  

La présence africaine dans le conseil de sécurité de l’ONU comme membre permanent jouissant d’un droit de veto n’est assurément pas un privilège mais un droit voire  une nécessité absolue.  Et d’ailleurs le monde entier reconnait la légitimité de cette revendication. Aujourd’hui, une question  taraude les esprits à savoir qui doit parler au nom de l’Afrique.  Et naturellement les spéculations vont bon train en dépit du fait qu’un mandat bien explicite est confié au conseil consultatif composé de 10 pays et dont la coordination est assurée par le Président sierra léonais ERNEST BAI KOROMA.  

Logiquement la question des porte-étendards du continent au conseil de sécurité  des Nations unies ne devrait pas alimenter la polémique.  Surtout que les recommandations du conseil consultatif seront soumises à l’appréciation de l’Assemblée générale de l’Union Africaine.  

Aujourd’hui plus qu’hier, la préoccupation essentielle et centrale, c’est le principe formel  de la participation de l’Afrique au conseil de sécurité comme membre permanent comme l’a si bien noté le Président de l’Union Africaine IDRISS DEBY ITNO.  Les Etats du continent doivent  saisir cette opportunité historique pour arracher ce droit et  ne pas rester à la traine des mutations mondiales qui s’opèrent  depuis quelques années.

Les Etats du continent  qui nous ont habitués depuis des lustres à des débats  égocentriques et souverainistes  doivent se livrer à une introspection critique.  Plus de place pour les positionnements sectaires car  il est question de  défendre l’intérêt général du continent.  Et déjà, il y a les premières balises qui sont posées. Il  suffit de s’en tenir au consensus  adopté à Ezilwuni qui met en exergue la revendication de deux sièges permanents avec droit de veto et de deux sièges non permanents supplémentaires.

Ce  même esprit de consensus doit prévaloir quant à la désignation  des pays qui représenteront le continent dans les futures instances onusiennes rénovées.  La sagesse africaine qui a montré toutes ses vertus doit triompher pour que le continent fasse un bond décisif dans sa marche vers la conquête des sièges permanents des nations unies.  L’objectif ultime recherché est de garantir une représentativité qui reflète les ambitions et les potentialités de l’Afrique pour reprendre les propos du Président en exercice de l’Union Africaine.

Les valeurs essentielles  d’unité, de cohésion et de solidarité que nous ont léguées les pères fondateurs de  l’organisation  continentale doivent être les vertus cardinales de l’ensemble des  54 Etats du continent.  Comme l’a recommandé  KWAME KRUMAH,  un des pionniers du panafricanisme, l’Afrique doit s’unir pour ne pas péricliter. Toute une sagesse. Toute une philosophie.

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