La Première Dame HINDA DEBY ITNO, marraine de la CARMMA, a présidé ce matin la cérémonie de clôture de la Journée internationale de la sage-femme. Madame la représentante du Président de l’Assemblée Nationale ;
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;
Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et Représentants des Organisations Internationales et Non Gouvernementales ;
Monsieur le Maire de N’Djaména ;
Madame la présidente de l’association tchadienne des sages-femmes ;
Distingués Invités
Mesdames, Messieurs
Mes soeurs Sages-femmes ;
J’aurai aimé être des vôtres à la cérémonie de lancement des manifestations marquant la Journée Internationale de la Sage-femme. Malheureusement, des contingences extérieures n’ont pas permis cette rencontre qui me tient à coeur, parce qu’il s’agit de la vie des femmes, celles qui donnent la vie, et des enfants, l’assurance de demain.
Mesdames les Sages-femmes
Vous exercez un beau métier, sinon le plus beau métier du monde, parce que vous êtes des donneuses de vie. A cet effet, je rends hommage aux femmes qui le pratiquent et montrent ainsi leur importance au sein de notre société. La sage-femme surveille la grossesse, en suit l’évolution et gère l’accouchement.
La célébration de cette journée nous offre l’occasion de manifester notre admiration et notre solidarité aux sages-femmes pour le travail remarquable qu’elles accomplissent chaque jour, dans des conditions parfois difficiles, pour améliorer la santé maternelle néonatale et infantile. Elles dispensent une information et des services en matière de santé de reproduction, y compris de prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant.
Mesdames les sages-femmes
Cette journée met en lumière ces travailleuses de l’ombre que vous êtes ainsi que votre rôle crucial dans la réduction de la mortalité maternelle. Votre métier allie l’accueil, l’écoute et l’expertise. La sage-femme est la partenaire et la confidente durant la grossesse. Elle répond aux questions des mamans curieuses, écoute leurs angoisses, les conseille afin de les aider à préparer, au mieux, l’arrivée de leur bébé. Pour cela, célébrons et remercions-les pour leur fantastique travail qui est de donner la vie.
Vous êtes certes confrontées à un manque de matériels surtout pour celles qui exercent dans l’arrière pays. Mais vous devez faire preuve d’abnégation et d’amour du prochain, car votre métier vous y oblige, surtout quand on est donneuse de vie. C’est dire combien cette journée nous rappelle votre importance dans l’amélioration de la santé maternelle.
Malheureusement, l’enquête qui a été menée sur la mortalité maternelle en 2011 nous révèle que 5.900 décès sont notés par an, ce qui donne une moyenne de 16 décès par jour. Madame la Présidente, vous expliquez ce taux de décès maternel par la faiblesse de l’effectif des sages- femmes. Cette explication n’est pas suffisante. Vous devez faire preuve d’imagination et d’innovation pour mettre un terme à cette catastrophe nationale.
Mesdames, Messieurs
Je voudrais exprimer ma grande joie et ma profonde satisfaction de la coincidence de la tenue du Forum sur la santé et de l’organisation de la journée internationale de la Sage-femme. Lors du Forum, le Président de la République a appelé à une prise de conscience des professionnels de la santé que vous êtes. Je cite le Président : « Je ne voudrais plus voir mourir les femmes en donnant la vie. Ceci doit être la préoccupation de tous les acteurs politiques, des autorités administratives, des chefs traditionnels et chefs religieux. Le personnel de la santé publique doit prendre conscience de l’enjeu. ». Fin de citation.
Mesdames les Sages-femmes ;
Je tiens particulièrement à remercier l’Association tchadienne des Sages-femmes, à travers sa présidente, pour m’avoir honorée en m’invitant à la Journée Internationale de la Sage-femme. Qu’il me soit permis de vous exprimer mes profondes gratitudes pour les propos aimables et sympathiques que vous avez tenus à mon endroit. En retour, je vous encourage et vous exhorte à travailler avec passion et dévouement pour la santé de toutes vos patientes que nous sommes.
Je voudrais aussi vous féliciter pour l’organisation de la Journée Internationale de la Sage-femme, car elle témoigne de l’amour que vous portez pour votre prochain, de votre prise de conscience. Elle vous a surtout permis de faire votre autocritique car, nous constatons que les sages-femmes refusent de travailler dans les structures hospitalières de l’intérieur du pays, abandonnant ainsi les femmes à des mains inexpertes. Je trouve cela inadmissible !
En outre, celles qui sont en poste dans la capitale ont un comportement qui frise la méchanceté. En illustration de mes propos, je citerai l’accueil des patientes, il est médiocre. Un autre exemple : vous vous comportez à l’égard de vos soeurs, vos patientes, comme si vous-mêmes n’étiez pas des femmes.
Ce genre d’attitude n’honore pas votre beau métier de donneuse de vie. J’ose croire que la célébration de la Journée Internationale de la Sage-femme vous a donné l’occasion de vous rendre compte de l’importance de votre rôle et de votre place dans le dispositif de la Santé de la Mère et de l’Enfant.
Faisons en sorte que le fort taux de mortalité maternelle que nous connaissons, ce véritable fléau qui touche des centaines de femmes, ne soit plus le même l’année prochaine.
A cet effet, je vous invite à redoubler d’efforts afin que les femmes ne meurent plus en donnant la vie et que des milliers de nouveaux-nés survivent au-delà de la première semaine.
C’est aussi l’occasion pour moi de rendre un hommage mérité à une des vôtres, la toute première sage-femme que notre pays ait connue, Ambassadrice de la CARMMA, feue Achta Toné Gossingar qui nous a quitté il y a peu. Je voudrais saluer sa mémoire et l’ensemble des oeuvres qu’elle a accomplies dans l’exercice de son métier.
Et pour continuer l’action de feue Achta Toné Gossingar à la tête de la CARMMA, j’ai décidé de faire appel à Mme Blondeau Georgina Fatimé Huguette que vous connaissez toutes. C’est la troisième sage-femme de notre pays qui a obtenu son diplôme d’Etat de sage-femme en 1971. C’est dire que c’est aussi une femme d’expérience et je vous prie de l’aider à accomplir sa mission.
Mes chères soeurs ;
Pour ma part, je vous réitère mon entière disponibilité à rendre visible votre beau métier et je vous annonce le soutien total de Son Excellence, Monsieur le Président de la République qui fait de la santé maternelle la pierre angulaire de sa politique de santé.
Sur ce, je déclare close la Journée Internationale de la Sage-femme et à l’année prochaine.
Je vous remercie
Publier Le : 05/05/2012 00:00
La Première Dame HINDA DEBY ITNO, marraine de la CARMMA, a présidé ce matin la cérémonie de clôture de la Journée internationale de la sage-femme. Madame la représentante du Président de l’Assemblée Nationale ; Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ; Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et Représentants des Organisations Internationales et Non Gouvernementales ; Monsieur le Maire de N’Djaména ; Madame la présidente de l’association tchadienne des sages-femmes ; Distingués Invités Mesdames, Messieurs Mes soeurs Sages-femmes ; J’aurai aimé être des vôtres à la cérémonie de lancement des manifestations marquant la Journée Internationale de la Sage-femme. Malheureusement, des contingences extérieures n’ont pas permis cette rencontre qui me tient à coeur, parce qu’il s’agit de la vie des femmes, celles qui donnent la vie, et des enfants, l’assurance de demain. Mesdames les Sages-femmes Vous exercez un beau métier, sinon le plus beau métier du monde, parce que vous êtes des donneuses de vie. A cet effet, je rends hommage aux femmes qui le pratiquent et montrent ainsi leur importance au sein de notre société. La sage-femme surveille la grossesse, en suit l’évolution et gère l’accouchement. La célébration de cette journée nous offre l’occasion de manifester notre admiration et notre solidarité aux sages-femmes pour le travail remarquable qu’elles accomplissent chaque jour, dans des conditions parfois difficiles, pour améliorer la santé maternelle néonatale et infantile. Elles dispensent une information et des services en matière de santé de reproduction, y compris de prévention de la transmission du virus de la mère à l’enfant. Mesdames les sages-femmes Cette journée met en lumière ces travailleuses de l’ombre que vous êtes ainsi que votre rôle crucial dans la réduction de la mortalité maternelle. Votre métier allie l’accueil, l’écoute et l’expertise. La sage-femme est la partenaire et la confidente durant la grossesse. Elle répond aux questions des mamans curieuses, écoute leurs angoisses, les conseille afin de les aider à préparer, au mieux, l’arrivée de leur bébé. Pour cela, célébrons et remercions-les pour leur fantastique travail qui est de donner la vie. Vous êtes certes confrontées à un manque de matériels surtout pour celles qui exercent dans l’arrière pays. Mais vous devez faire preuve d’abnégation et d’amour du prochain, car votre métier vous y oblige, surtout quand on est donneuse de vie. C’est dire combien cette journée nous rappelle votre importance dans l’amélioration de la santé maternelle. Malheureusement, l’enquête qui a été menée sur la mortalité maternelle en 2011 nous révèle que 5.900 décès sont notés par an, ce qui donne une moyenne de 16 décès par jour. Madame la Présidente, vous expliquez ce taux de décès maternel par la faiblesse de l’effectif des sages- femmes. Cette explication n’est pas suffisante. Vous devez faire preuve d’imagination et d’innovation pour mettre un terme à cette catastrophe nationale. Mesdames, Messieurs Je voudrais exprimer ma grande joie et ma profonde satisfaction de la coincidence de la tenue du Forum sur la santé et de l’organisation de la journée internationale de la Sage-femme. Lors du Forum, le Président de la République a appelé à une prise de conscience des professionnels de la santé que vous êtes. Je cite le Président : « Je ne voudrais plus voir mourir les femmes en donnant la vie. Ceci doit être la préoccupation de tous les acteurs politiques, des autorités administratives, des chefs traditionnels et chefs religieux. Le personnel de la santé publique doit prendre conscience de l’enjeu. ». Fin de citation. Mesdames les Sages-femmes ; Je tiens particulièrement à remercier l’Association tchadienne des Sages-femmes, à travers sa présidente, pour m’avoir honorée en m’invitant à la Journée Internationale de la Sage-femme. Qu’il me soit permis de vous exprimer mes profondes gratitudes pour les propos aimables et sympathiques que vous avez tenus à mon endroit. En retour, je vous encourage et vous exhorte à travailler avec passion et dévouement pour la santé de toutes vos patientes que nous sommes. Je voudrais aussi vous féliciter pour l’organisation de la Journée Internationale de la Sage-femme, car elle témoigne de l’amour que vous portez pour votre prochain, de votre prise de conscience. Elle vous a surtout permis de faire votre autocritique car, nous constatons que les sages-femmes refusent de travailler dans les structures hospitalières de l’intérieur du pays, abandonnant ainsi les femmes à des mains inexpertes. Je trouve cela inadmissible ! En outre, celles qui sont en poste dans la capitale ont un comportement qui frise la méchanceté. En illustration de mes propos, je citerai l’accueil des patientes, il est médiocre. Un autre exemple : vous vous comportez à l’égard de vos soeurs, vos patientes, comme si vous-mêmes n’étiez pas des femmes. Ce genre d’attitude n’honore pas votre beau métier de donneuse de vie. J’ose croire que la célébration de la Journée Internationale de la Sage-femme vous a donné l’occasion de vous rendre compte de l’importance de votre rôle et de votre place dans le dispositif de la Santé de la Mère et de l’Enfant. Faisons en sorte que le fort taux de mortalité maternelle que nous connaissons, ce véritable fléau qui touche des centaines de femmes, ne soit plus le même l’année prochaine. A cet effet, je vous invite à redoubler d’efforts afin que les femmes ne meurent plus en donnant la vie et que des milliers de nouveaux-nés survivent au-delà de la première semaine. C’est aussi l’occasion pour moi de rendre un hommage mérité à une des vôtres, la toute première sage-femme que notre pays ait connue, Ambassadrice de la CARMMA, feue Achta Toné Gossingar qui nous a quitté il y a peu. Je voudrais saluer sa mémoire et l’ensemble des oeuvres qu’elle a accomplies dans l’exercice de son métier. Et pour continuer l’action de feue Achta Toné Gossingar à la tête de la CARMMA, j’ai décidé de faire appel à Mme Blondeau Georgina Fatimé Huguette que vous connaissez toutes. C’est la troisième sage-femme de notre pays qui a obtenu son diplôme d’Etat de sage-femme en 1971. C’est dire que c’est aussi une femme d’expérience et je vous prie de l’aider à accomplir sa mission. Mes chères soeurs ; Pour ma part, je vous réitère mon entière disponibilité à rendre visible votre beau métier et je vous annonce le soutien total de Son Excellence, Monsieur le Président de la République qui fait de la santé maternelle la pierre angulaire de sa politique de santé. Sur ce, je déclare close la Journée Internationale de la Sage-femme et à l’année prochaine. Je vous remercie