MOT DE LA PREMIÈRE DAME RELATIF AU PANEL SUR LE THEME « PARTAGER LES MEILLEURES PRATIQUES EN MATIERE D’EGALITÉ DES SEXES ET AUTONOMISATION DES FEMMES EN AFRIQUE ».

  • Publier Le : 25/09/2019 09:38


    MOT DE LA  PREMIÈRE DAME  RELATIF AU PANEL SUR LE THEME «  PARTAGER LES MEILLEURES PRATIQUES EN MATIERE D’EGALITÉ DES SEXES ET AUTONOMISATION DES FEMMES EN AFRIQUE ».

    -    Chères sœurs Premières Dames ;
    -    Distinguées participantes au panel ;
    -    Mesdames, Messieurs
    Permettez-moi, à l’entame de mon propos, d’exprimer toute ma reconnaissance aux organisateurs pour l’honneur qui m’est fait en m’associant à ce panel qui se penche sur un sujet d’importance capitale. La problématique de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes en Afrique, constitue, en effet, le maillon essentiel du processus de développement d’une part et celui de la vision de l’Union Africaine à l’horizon 2063 d’autre part.
    Comme nous le savons tous, les équations liées à l’accès équitable des filles et des femmes à une éducation de qualité trouvent leur solution dans l’autonomisation des femmes. De même,  cette autonomisation offre des opportunités et des solutions aux problèmes économiques et financiers qui obligent certains parents à donner leurs filles mineures en mariage.
    Cette pratique entraine bien évidemment  des conséquences désastreuses tant pour la vie et la santé de la jeune fille que pour le développement du pays à une échelle plus importante.
    C’est à juste titre  que mon pays, à l’instar de tous les autres Etats membres de l’Union Africaine, se bat depuis 2015 pour combattre le mariage d’enfant et son cortège de malheurs comme la  mortalité maternelle et la fistule.
    Nous devons reconnaître que les violences basées sur le genre sont pour la plupart des cas dues au manque d’autonomie économique. Si la femme  dépend totalement de son mari, quelle que soit l’intensité des violences dont elle est victime, elle est incapable de briser la chaine tant elle se dit : Que deviendrais-je sans lui ?
    C’est pourquoi, la lutte contre les violences basées sur le genre passe par l’autonomisation économique de la femme. 
    -Mesdames, Messieurs,
    Après plus d’une décennie d’assistance quasi systématique aux groupes vulnérables, dans les limites bien entendu des ressources disponibles, j’ai décidé de changer de stratégie. J’ai crée une fondation dénommée « Grand Cœur », qui compte  deux ans et demi et dont le maitre mot est l’autonomisation faisant de l’assistanat le dernier recours.
    La fondation Grand Cœur accorde une attention particulière au monde rural constitué majoritairement des femmes, main d’œuvre certaine, mais, pas bénéficiaires certaines.
    Nous avons décidé de mettre à la disposition des femmes rurales des kits agricoles et divers  équipements d’allégement des taches. Et cette action porte bien ses fruits.
    -Distingués participants
    -Chères sœurs Premières Dames
    Permettez-moi, de partager une petite histoire avec vous. Lors d’une cérémonie de remises des dons de la Fondation Grand Cœur aux groupements féminins dans un village du pays, une femme était venue avec son bébé complètement nu.
    Un membre de la Fondation  lui fait remarquer qu’elle aurait dû habiller l’enfant. La femme rurale de répondre à  la dame que l’enfant n’en avait pas.
    Une année après, dans le cadre d’une mission de suivi de la Fondation dans le même village, une femme du village se rapprocha de la dame membre de la Fondation qu’elle avait reconnue et lui demanda si elle se souvenait d’elle ?
    Le membre en question de la Fondation Grand Cœur lui répond non. Justement, la vie de la dame  a changé grâce à la machine manuelle de  fabrication des pattes alimentaires offerte par la Fondation Grand Cœur. 
    Le bébé  qui était nu est non seulement reluisant, mais si bien habillé comme sa mère.  C’est pour dire concrètement qu'avec peu de moyens et surtout un brin de volonté, nous pouvons bel et bien tenir le pari de l’autonomisation des femmes.
    Pour moins de 50(cinquante dollars) USD, vous pouvez changer la vie, restaurer la dignité et rompre le cycle de la pauvreté.  Et telle est la conviction qui anime la Fondation qui vit de dons et legs . C’est l’occasion pour moi de remercier tous ceux qui nous aident à aider. Cette solidarité agissante doit se renforcer.
    L’Afrique ne se développera qu’avec les femmes et les hommes jouissant des mêmes droits, des mêmes chances, des mêmes opportunités.
    Je vous remercie pour votre aimable attention.