- Excellence Monsieur le Président de la République ; - Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ; - Mesdames et Messieurs les Présidents des Grandes Institutions de la République; - Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ; - Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales ; - Mesdames et Messieurs les Députés ; - Monsieur le Gouverneur de la Ville de N’Djamena ; - Monsieur le Maire de la Ville de N’Djamena ; - Distingués invités, tout protocole considéré ; - Chères Mères :
- chères Sœurs
Comme tous les 08 mars, journée spécialement dédiée à la femme, je suis très heureuse de me retrouver parmi vous, et de vivre ce moment plein d’enthousiasme et de ferveur.
Ce légitime sentiment de satisfaction et de fierté qui m’anime se lit d’ailleurs sur tous les visages de mes sœurs et de mes mères qui ont investi, tôt ce matin, la Place de la Nation.
Cette joie indicible est aussi partagée toutes nos sœurs et mères des différentes provinces du pays qui sont convaincues qu'elles ne sont pas seules dans cette noble lutte pour leur épanouissement.
Aussi, voudrais-je, au nom de toutes les femmes tchadiennes, exprimer ma profonde gratitude aux différentes personnalités et à tous les invités pour leur présence massive à cet évènement.
Plus qu'un honneur, cette forte mobilisation, est pour nous, l’expression matérielle d’un soutien résolu et d’une véritable adhésion à la cause de la femme.
Distinguées invités ;
Mesdames et Messieurs.
La commémoration de la 42ème édition de la Journée Internationale de la Femme nous rassemble ce matin, dans un élan de cohésion, d’unité et de solidarité.
Nous avons, tous, une conscience partagée des grands défis qui s’imposent à la société si nous voulons construire un monde où règnent pleinement les droits de la femme. Au nombre des défis, il y a naturellement la question de l’égalité des genres.
Les Nations Unies, ont vu juste, en plaçant cette édition de la Journée internationale de la femme sous le thème : « l’égalité pour ligne de pensée, des constructions intelligentes, le changement par l’innovation». Ce thème est pertinent et d’une brulante actualité d’autant plus que l’égalité tant clamée et tant proclamée peine à se matérialiser.
A l’épreuve des faits, nombre de femmes subissent, tous les jours, des pratiques discriminatoires qui prennent souvent des formes déguisées ou subtiles.
En effet, dans de nombreuses contrées, le fait de naître Fille, constitue, à maints égards, une condamnation fatale. Condamnation à des opportunités moindres ou limitées dans la vie. Condamnation à moins de libertés et de droits. C’est pourquoi, la problématique liée à l’égalité des sexes exige une mobilisation sans failles et un réel investissement de toute la communauté des nations.
Plus de volonté et d’actions concrètes sont nécessaires si l’on veut faire de la question lancinante de l’égalité des sexes une réalité tangible et qui se manifeste au quotidien.
Mesdames et messieurs,
Il est vrai que dans notre pays, les plus hautes autorités de la République ont pleinement conscience des défis qui sont liés à l’épanouissement de la femme et à l’égalité des genres. Nous en voulons, pour preuve, les nombreux actes qui sont consentis, depuis des années, en faveur de la femme.
Pour ne pas faire une énumération longue et fastidieuse, j’évoquerais le seul exemple de l’ordonnance instituant la parité dans les fonctions électives et nominatives qui constitue une référence dans la sous région. Mieux, l’égalité entre hommes et femmes est consacrée par la constitution de la 4ème République en ses articles 13, 14 et 15.
Oui, les femmes tchadiennes se réjouissent de l’attention que le Gouvernement leur accorde mais elles en demandent davantage car tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Si aujourd’hui, des avancées notables sont obtenues en matière de lutte contre les violences physiques, les mutilations génitales féminines, le mariage précoce et les discriminations diverses, la victoire totale et définitive n’est pas, pour autant, acquise.
D’ailleurs, nous savons que cette lutte s’inscrit dans la durée en raison du caractère tenace des pesanteurs socio-culturelles et des mentalités peu enclines à la promotion de la femme.
Dans cette lutte de longue haleine, j’exhorte les femmes, elles-mêmes, à être, en première ligne. L’égalité s’imposera naturellement si nous jouons pleinement notre rôle dans la société en tant que première force du développement.
C’est pourquoi, je salue la détermination qui anime les femmes tchadiennes, soucieuses de leur place et de leur statut dans la nouvelle République. Comme je le disais hier à Bongor, à la clôture de la SENAFET, le choix du thème « Femmes et défis de la 4ème République » montre effectivement que nous avons pris notre destin en main dans la nouvelle phase de l’histoire du Tchad.
Mes Chères mères, mes chères sœurs
La conviction que j’exprime n’est pas fortuite. L’orientation des activités réalisées durant la SENAFET, essentiellement axée sur le développement, les motions et les recommandations qui viennent d’être présentées, sont des marqueurs suffisants de l’élan nouveau que nous voulons imprimer à notre pays.
Qu'il s’agisse de la quête de la paix durable ou de la bataille pour la transformation structurelle de notre économie, nous devons, mes chères sœurs, jouer toute la partition qui est la notre. Nous avons d’ailleurs toutes les ressources pour être à la hauteur de ce défi eu égard à notre potentiel productif et à notre force démographique.
J’invite toutes les femmes tchadiennes à suivre la dynamique de l’action et du travail qui est le gage de l’émergence du Tchad.
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs
Permettez-moi, avant de clore mon propos, de remercier tous les partenaires nationaux et internationaux du Tchad, pour leur engagement à nos côtés et pour leurs appuis multiformes dans la réalisation des programmes en faveur des femmes.
Sur ce, je souhaite à toutes mes sœurs tchadiennes de l’intérieur du pays, celles de la diaspora ainsi qu'aux sœurs des autres pays vivant au Tchad une bonne fête.
Publier Le : 08/03/2019 16:42
- Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
- Mesdames et Messieurs les Présidents des Grandes Institutions de la République;
- Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;
- Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales ;
- Mesdames et Messieurs les Députés ;
- Monsieur le Gouverneur de la Ville de N’Djamena ;
- Monsieur le Maire de la Ville de N’Djamena ;
- Distingués invités, tout protocole considéré ;
- Chères Mères :
Je vous remercie.