DISCOURS DE LA PREMIERE DAME

  • Publier Le : 27/06/2018 16:20


    DISCOURS DE LA PREMIERE DAME

    -    Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
    -     Mesdames et Messieurs les Présidents de Grandes Institutions de la République ;
    -     Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
    -    Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentants des organisations internationales ;
    -    Monsieur le Délégué Général du Gouvernement auprès de la Commune de N’Djamena ;
    -    Madame le Maire de la ville de N’Djamena ;
    -    Madame la Présidente de la Fondation Tchad Helping Hands ;
    -    Mesdames les Représentantes des Associations des veuves;
    -    Distingués Invités ;
    -    Mesdames et Messieurs.

    Il  y a  des causes justes et nobles  qui interpellent les consciences.
    Il y a des causes justes et nobles  qui en appellent à l’élan du coeur.
    Il  y a des causes justes et nobles qui touchent l’âme dans toute sa plénitude.
    L’évènement qui nous rassemble aujourd’hui, dans un élan de parfaite communion, est au nombre de ces causes justes et nobles qui  touchent profondément la sensibilité humaine

    Oui,  célébrer les veuves et leur apporter le soutien nécessaire est un devoir moral qui s’impose à toute la société.
    Distingués invités ;
    Mesdames et Messieurs.
    Qu'il me soit permis d’exprimer  toute ma reconnaissance à la Fondation  Tchad Helping Hands  qui a eu la louable inspiration d’organiser cet évènement combien important dédié aux veuves tchadiennes.  
    Nos sœurs et mères  qui sont durement éprouvées par le destin, suite au décès de leurs conjoints, ont besoin d’affection et de regard attentionné.  
    Ces êtres vulnérables dont la plupart souffrent dans le silence et l’indifférence la plus totale  doivent être soutenus.  Comme nous le savons tous,  nombre de veuves vivent une situation infernale après la disparition de leurs époux.
    Nos pratiques et traditions qui sont parfois cruelles condamnent ces dames à l’ostracisme, à la précarité matérielle et à la misère.
    Elles sont, aujourd’hui, nombreuses à perdre injustement leur droit à l’héritage. Elles sont nombreuses à faire l’objet d’une spoliation éhontée. Elles sont nombreuses à vivre le calvaire, l’exclusion, la violence et les maltraitances de pires formes.
    Ces violations flagrantes des droits humains ne doivent pas nous laisser de marbre, mesdames et messieurs.  Nous devons, tous, nous préoccuper de la situation peu envieuse de nombreuses veuves qui souffrent dans l’anonymat.
    La lutte pour la promotion et la défense des droits des veuves en matière d’héritage, de pension ou de propriété foncière  doit concerner toute la société. L’on doit s’investir pour  combattre et éliminer tous les comportements discriminatoires à l’égard des veuves.  
    Les veuves de tous les âges doivent jouir de leurs droits fondamentaux tels que prescrits dans les conventions internationales que notre pays a ratifiées.
    Je fais, bien  entendu, allusion à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen,  à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes, au Programme d’action de Beijing ainsi qu'au Protocole de Maputo.
    Distingués invités ;
    Mesdames et Messieurs.
    La célébration de la Journée Internationale de la Veuve instituée par les Nations Unies nous donne l’opportunité de rappeler, à notre meilleure compréhension, la nécessité de la protection sociale  de la conjointe après le décès de son époux.  
    Cette protection doit toucher la matière successorale et  tous les droits qui concourent à l’épanouissement de la veuve.  La construction d’une société juste et équitable exige  un réel changement de comportement  à l’égard des veuves.
    Comme le note, fort logiquement,  la Directrice exécutive d’ONU-Femmes, « nous devons considérer à la fois le rôle vital que jouent les veuves dans notre société, la façon dont l'inégalité entre les sexes influe sur leur capacité à s'épanouir et l'attention spécifique dont elles ont besoin de notre part ».
    Je voudrais, mesdames et messieurs, m’adresser à mes chères sœurs et mères veuves avant de clore mon propos.
    Chères sœurs et mères,

    Nous sommes tous sous le coup du destin, de l’implacable destin. On ne nait pas veuve ; on le devient.
    Soyez fières et dignes de la lutte que vous menez, au quotidien, pour nourrir, éduquer et élever vos enfants.  Ne cédez pas au découragement et à la facilité. Soyez toujours courageuses et entreprenantes. Que le regard d’autrui parfois railleur et hostile ne vous désarme pas.
    Bien au contraire, l’adversité doit être pour vous une inépuisable source de motivation. Vous devrez vous-même façonner votre avenir ainsi que celui de vos chers enfants.
    Je voudrais vous rassurer, mes chères sœurs et mères, du soutien de la République qui vous est reconnaissante  pour tous vos efforts et  sacrifices.  
    Vos droits légitimes  ne sauraient être occultés car je puis vous affirmer que Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, Président de la République  est fortement préoccupée par la situation des veuves.  
    Outre l’arsenal juridique qui assure la protection des droits de la femme, il est prévu de nombreux projets et programmes qui s’inscrivent dans la dynamique de l’épanouissement de la femme tchadienne.
    Sur ce, je lance solennellement la célébration de la Journée Internationale de la Veuve, édition 2018.

    Je vous remercie.