Intervention de la PREMIERE DAME à la rencontre de réflexion sur la santé maternelle, infantile et l’expérience tchadienne dans la lutte contre les fistules obstétricales.
Madame la Première Dame de Madagascar ; Madame la Présidente de l’OPDAS ; Chères sœurs Premières Dames ; Distingués invités ; Mesdames et Messieurs.
Je voudrais féliciter et remercier la Première Dame de Madagascar, ma sœur VOAHAYGY, pour la parfaite organisation de ce déjeuner d’échange et de partage sur la problématique de la santé maternelle et infantile.
Le sujet inscrit au menu de cette rencontre de réflexion est assurément important car il s’agit d’une préoccupation de premier ordre à l’échelle mondiale. Tout naturellement, j’éprouve une immense fierté en échangeant avec cet auguste assemblée sur la modeste expérience de mon pays en matière de prise en charge de la fistule obstétricale.
Mes chères sœurs Premières Dames ; Mesdames et Messieurs.
Comme vous le savez, la fistule obstétricale est un véritable problème de santé maternelle. C’est à juste titre que le Gouvernement du Tchad s’investit pour lutter contre ce terrible phénomène. Cette lutte est menée dans le cadre d’un programme national qui déploie des actions d’envergure notamment en matière de prévention, de traitement et de réinsertion sociale.
En matière de prévention, notre lutte contre ce fléau intègre un certain nombre de stratégies telles que les campagnes de sensibilisation, le plaidoyer et la mobilisation des ressources. Outre ces actions, la lutte contre la Fistule est intégrée dans la feuille de route relative à la prévention et la réduction de la morbidité et de la mortalité infantile. De même, une loi interdisant le mariage des enfants avant 18 ans est adoptée par l’Assemblée Nationale.
Sur le plan du traitement des Fistules, plusieurs actions sont menées sur le terrain au nombre desquelles l’on peut citer la construction d’un centre national de Fistule, la mise en place des antennes chirurgicales dans les chefs lieux des régions et la formation d’une expertise nationale avérée.
Toutes ces actions volontaristes déployées sur le terrain ont produits des résultats très encourageants. A cette date, 2.750 cas de Fistules ont été opérés avec succès et le taux de guérison s’élève à 85%.
En ce qui concerne la réinsertion sociale des victimes, nous privilégions la formation dans l’optique d’une initiation des femmes aux activités génératrices des revenus. Cette formation est assurée par l’association pour la réinsertion sociale des femmes victimes de la Fistule. Le Gouvernement, pour sa part, s’emploie à l’octroi des micro-crédits aux victimes guéries de la Fistule.
Chères sœurs Premières Dames ; Mesdames et Messieurs.
En dépit de toutes ces actions salvatrices, il y a lieu de relever un certain nombre d’écueils qui mettent à rude épreuve le programme national de lutte contre la Fistule. Il s’agit principalement de l’insuffisance des plateaux techniques appropriés, du fonctionnement non optimal des antennes régionales, de l’insuffisance de la subvention accordée par l’Etat et de la persistance des pesanteurs socio-culturelles.
A ces facteurs contraignants, il faut ajouter l’implication limitée des ONG dans la lutte et l’insuffisance des campagnes d’information et de sensibilisation.
Ces écueils n’émoussent pas pour autant notre ardeur et notre détermination à combattre sans relâche les Fistules obstétricales. C’est pourquoi, nous estimons qu'il y a des actions urgentes et décisives à mener afin d’inverser la tendance actuelle.
Nous devrons nous atteler à la définition claire d’une politique de sensibilisation et d’information, à la transformation du Centre National de Traitement de Fistules en un centre régional, à la redynamisation des antennes régionales, au renforcement des plateaux techniques et à la formation continue du personnel de santé. Il y a aussi lieu de mobiliser les ONG et les partenaires dans la perspective du renforcement de la lutte contre la Fistule.
Mes chères sœurs Premières Dames ; Distingués invités ; Mesdames et Messieurs.
Avant de clore mon propos, je voudrais insister sur l’urgence des actions à mener contre la Fistule qui est en réalité un problème de santé publique. J’en appelle à une prise de conscience collective et à une mutualisation des efforts en vue d’éradiquer la Fistule de notre planète.
Oui ce mal qui est, à l’évidence, une injustice sociale peut bien être éradiqué surtout que ses causes sont identifiées et connues. Il ne reste plus que l’action, plus d’action et toujours de l’action.
Publier Le : 27/11/2016 08:43
Madame la Présidente de l’OPDAS ;
Chères sœurs Premières Dames ;
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs.
Je voudrais féliciter et remercier la Première Dame de Madagascar, ma sœur VOAHAYGY, pour la parfaite organisation de ce déjeuner d’échange et de partage sur la problématique de la santé maternelle et infantile.
Le sujet inscrit au menu de cette rencontre de réflexion est assurément important car il s’agit d’une préoccupation de premier ordre à l’échelle mondiale. Tout naturellement, j’éprouve une immense fierté en échangeant avec cet auguste assemblée sur la modeste expérience de mon pays en matière de prise en charge de la fistule obstétricale.
Mes chères sœurs Premières Dames ;
Mesdames et Messieurs.
Comme vous le savez, la fistule obstétricale est un véritable problème de santé maternelle. C’est à juste titre que le Gouvernement du Tchad s’investit pour lutter contre ce terrible phénomène. Cette lutte est menée dans le cadre d’un programme national qui déploie des actions d’envergure notamment en matière de prévention, de traitement et de réinsertion sociale.
En matière de prévention, notre lutte contre ce fléau intègre un certain nombre de stratégies telles que les campagnes de sensibilisation, le plaidoyer et la mobilisation des ressources. Outre ces actions, la lutte contre la Fistule est intégrée dans la feuille de route relative à la prévention et la réduction de la morbidité et de la mortalité infantile. De même, une loi interdisant le mariage des enfants avant 18 ans est adoptée par l’Assemblée Nationale.
Sur le plan du traitement des Fistules, plusieurs actions sont menées sur le terrain au nombre desquelles l’on peut citer la construction d’un centre national de Fistule, la mise en place des antennes chirurgicales dans les chefs lieux des régions et la formation d’une expertise nationale avérée.
Toutes ces actions volontaristes déployées sur le terrain ont produits des résultats très encourageants. A cette date, 2.750 cas de Fistules ont été opérés avec succès et le taux de guérison s’élève à 85%.
En ce qui concerne la réinsertion sociale des victimes, nous privilégions la formation dans l’optique d’une initiation des femmes aux activités génératrices des revenus. Cette formation est assurée par l’association pour la réinsertion sociale des femmes victimes de la Fistule. Le Gouvernement, pour sa part, s’emploie à l’octroi des micro-crédits aux victimes guéries de la Fistule.
Chères sœurs Premières Dames ;
Mesdames et Messieurs.
En dépit de toutes ces actions salvatrices, il y a lieu de relever un certain nombre d’écueils qui mettent à rude épreuve le programme national de lutte contre la Fistule. Il s’agit principalement de l’insuffisance des plateaux techniques appropriés, du fonctionnement non optimal des antennes régionales, de l’insuffisance de la subvention accordée par l’Etat et de la persistance des pesanteurs socio-culturelles.
A ces facteurs contraignants, il faut ajouter l’implication limitée des ONG dans la lutte et l’insuffisance des campagnes d’information et de sensibilisation.
Ces écueils n’émoussent pas pour autant notre ardeur et notre détermination à combattre sans relâche les Fistules obstétricales. C’est pourquoi, nous estimons qu'il y a des actions urgentes et décisives à mener afin d’inverser la tendance actuelle.
Nous devrons nous atteler à la définition claire d’une politique de sensibilisation et d’information, à la transformation du Centre National de Traitement de Fistules en un centre régional, à la redynamisation des antennes régionales, au renforcement des plateaux techniques et à la formation continue du personnel de santé. Il y a aussi lieu de mobiliser les ONG et les partenaires dans la perspective du renforcement de la lutte contre la Fistule.
Mes chères sœurs Premières Dames ;
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs.
Avant de clore mon propos, je voudrais insister sur l’urgence des actions à mener contre la Fistule qui est en réalité un problème de santé publique. J’en appelle à une prise de conscience collective et à une mutualisation des efforts en vue d’éradiquer la Fistule de notre planète.
Oui ce mal qui est, à l’évidence, une injustice sociale peut bien être éradiqué surtout que ses causes sont identifiées et connues. Il ne reste plus que l’action, plus d’action et toujours de l’action.
Je vous remercie.