MOT DE SON EXCELLENCE MADAME HINDA DEBY ITNO, PREMIERE DAME DU TCHAD A LA TABLE RONDE DE HAUT NIVEAU SUR LE THEME (AMELIORER LA SANTÉ EN MATIERE DE SEXUALITÉ ET DE PROCRÉATION DES ADOLESCENTES)

  • Publier Le : 22/09/2016 15:09


    MOT DE SON EXCELLENCE MADAME HINDA DEBY ITNO, PREMIERE DAME DU TCHAD A LA TABLE RONDE DE HAUT NIVEAU SUR LE THEME (AMELIORER LA SANTÉ EN MATIERE DE SEXUALITÉ ET DE PROCRÉATION DES ADOLESCENTES)

    Honorables invités, en vos rangs et  qualités respectifs ;
    Mesdames et Messieurs.

    La santé en matière de sexualité et de procréation des adolescentes passe par la campagne contre le mariage des enfants. C’est ce postulat qui a  amené le Gouvernement de mon pays à s’investir dans la lutte contre ce phénomène. Son Excellence Idriss Deby Itno, Président de la République a personnellement pris l’engagement d’éradiquer cette pratique surannée d’ici 2020, car trouvant l’horizon 2063 retenu par l’Union Africaine, assez lointain et surtout périlleux pour les enfants du Continent.

    Joignant l’acte à la parole, le Président de la République a signé une Ordonnance dès le 14 Mars 2015 montrant ainsi la voie à suivre à toutes les composantes de la société. C’est ainsi qu'’une grande dynamique a été lancée à l’échelle nationale en mobilisant l’Assemblée Nationale, les Autorités traditionnelles, les Leaders religieux et les Organisations de la Société Civile  qui ont tous pris l’engagement d’œuvrer pour mettre fin au mariage des enfants. L’Assemblée Nationale par la Loi N° 029/PR/2015 a ratifié l’Ordonnance du 14 Mars.

    Le lancement de la Campagne contre le mariage des enfants nous place devant un défi majeur : celui de la gestion de la santé reproductive de nos adolescentes.

    Grâce à la contribution multiforme de l’UNFPA, des facilitateurs internationaux ont mis en exergue la mauvaise interprétation ou l’interprétation abusive des textes religieux. Les causes relèvent beaucoup plus des pesanteurs socio-culturelles et de la pauvreté plutôt que des religions et la meilleure arme pour y mettre fin est l’éducation.

    La mise en œuvre se fait par les différentes composantes de la société toutefois nous vous entretiendrons d’une expérience accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par les adolescents d’un Lycée des filles de la Capitale à travers la création d’un club dit ¬« Club des Ambassadrices de l’Education Sexuelle ».

    Toujours avec l’appui de l’UNFPA, des spécialistes des questions de santé sexuelle ont formé des élèves, membres du Club des Ambassadrices aux techniques d’animation et des technologies de l’information et de la communication. La création d’un blog faisant office de site web illustre à merveille la qualité de la formation reçue par les Ambassadrices  et surtout le sens du combat qu’elles sont en train de mener.

    Les témoignages des jeunes filles mariées trop tôt sont édifiants. Le Lycée dispose également d’une infirmerie bien équipée où les filles peuvent s’adresser aux spécialistes en cas de besoin.

    Tout est mis en œuvre pour assurer aux filles du Tchad un bien meilleur avenir sans mariage avant 18 ans avec un meilleur accès à une éducation de qualité.

    Permettez moi de noter que les Lois à elles seules ne pouvant mettre fin au mariage des enfants. Aussi  apprécions-nous à sa juste valeur la forte implication des mass médias dans le relai de l’information. Les cas sont dénoncés à travers les Radios communautaires aussi bien par les adolescents que par des citoyens engagés.

    J’invite toutes mes sœurs, Premières Dames, à poursuivre l’action en faveur d’un monde plus équitable où les filles et les garçons ont les mêmes droits.

    Je ne saurais terminer mes propos sans relever le travail merveilleux qu’accomplit l’Ambassadrice de la Campagne pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA) en mobilisant les Communautés sur les dangers du mariage d’enfants.  

    Je vous remercie de votre aimable attention.