-Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales ; -Mesdames les Responsables des organisations des femmes et des partis politiques, -Mesdames les Responsables des Associations et des organisations féminines, -Distingués invités, Mes chères mères et mes chères sœurs.
Je voudrais, dès l’entame de mon propos, exprimer toute ma gratitude aux personnalités qui ont tenu à honorer, cet après-midi, les femmes, en effectuant le déplacement de la Maison de la Femme, un lieu qui symbolise la reconnaissance du statut et du rôle de la femme tchadienne dans la société.
Je voudrais aussi me réjouir de la mobilisation exceptionnelle des femmes qui se sont déplacées en masse pour assister à cette cérémonie qui commémore la Journée Panafricaine de la Femme.
Cette grande mobilisation ne me surprend pas du tout car elle s’inscrit dans le prolongement de l’engouement manifesté par les femmes lors des dernières opérations électorales.
C’est pourquoi, je saisis cette opportunité pour vous rendre, chères mères et chères sœurs, les hommages appuyés pour cet élan civique et cet esprit patriotique.
Je pense, en ce moment précis, à nos autres sœurs qui ne sont pas ici avec nous. Je pense aux femmes policières, gendarmes et vigiles qui sont en faction dans les casernes, les commissariats ou dans les établissements publics et privés. Je pense aux femmes commerçantes et aux femmes Mosso qui s’affairent en ce moment devant leurs étals et diverses marchandises. Je pense aux femmes rurales qui s’activent dans les champs ou sont en quête des bois de chauffe pour les repas du soir. Je pense à toutes les femmes tchadiennes des différents pôles géographiques du pays.
Citoyennes modèles, mères protectrices, épouses exemplaires, éducatrices attentionnées, agents de développement conscientes et dynamique, les femmes tchadiennes méritent la reconnaissance de la nation.
Chères mères, Chères sœurs.
Je ne peux très sincèrement voiler la fierté que je ressens, en tant que femme, pour l’élan patriotique manifesté par les femmes tchadiennes lors de l’élection présidentielle du 10 avril dernier. Nous avons, à travers notre mobilisation, fait écrouler le mur de préjugés et de clichés fanés dont on affublait les femmes.
Nous avons démontré, avec éloquence, que notre participation à la vie politique et publique, jugée souvent négligente, est une pure imagination. Les faits et les chiffres me confortent dans mes affirmations. Les femmes représentent l’écrasante majorité des citoyens qui se sont inscrits sur les listes électorales. Plus de 80% des femmes recensées ont effectivement accompli leur devoir civique en allant voter.
Je peux, mes chères sœurs et mères, sans fausse modestie et sans parti pris féministe, soutenir, que ce sont les femmes qui animent la vie politique nationale et font la vitalité de la démocratie tchadienne. Nous avons, sans doute, imprimé notre belle empreinte à l’histoire de notre pays.
Chères mères et chères sœurs.
Les actes forts que nous avons posés avec dignité et civisme doivent se pérenniser et survivre au temps. C’est pourquoi, je nous exhorte à garder le même élan civique, à maintenir le même cap patriotique et à poursuivre la même dynamique citoyenne.
Femmes Tchadiennes, nous devons, comme on l’a démontré, être toujours à l’avant-garde de la lutte qui est engagée dans la perspective de l’émergence du Tchad.
Souvenez-vous des révélations poignantes faites par le Président de la République, son Excellence IDRISS DEBY ITNO, lors du lancement de la campagne électorale. Je cite ses propos : « Chères femmes, vous êtes la muse qui m’inspirent l’idéal de l’Emergence du Tchad. Continuez toujours à alimenter mon inspiration et à fertiliser mon imagination».
Monsieur le Président, je sais que nous vous suivez en direct, Monsieur le Chef de l’Etat, vous nous avez fait confiance, vous nous avez toujours soutenues, nous vous sommes reconnaissantes.
Oui, chères mères et chères sœurs, prenons toute notre place dans cette phase nouvelle de l’histoire de notre pays. On doit prendre part de manière effective, active et dynamique au chantier du renouveau et de l’émergence de notre pays.
C’est ainsi que nous prouverons à la face du monde que l’attitude exemplaire dont on a fait montre lors des opérations électorales n’est pas un acte isolé, c’est un fait fortuit et un hasard de l’histoire. La République sait qu’elle doit désormais compter sur notre force, sur notre énergie et surtout sur notre conviction de citoyenne consciente, volontariste et engagée. L’adage qui dit que derrière un grand homme, il ya une grande femme n’a pas sa place dans le Tchad émergent. Disons plutôt à coté d’un grand homme, il ya une grande femme.
Distingués invités, Chères mères et chères sœurs.
S’il est vrai que nous sommes les pionnières du développement, nous avons besoin d’être soutenues et encouragées dans nos initiatives. C’est pourquoi, des actions incitatives de l’Etat en faveur des femmes sont plus que nécessaires.
En dépit des efforts fournis par l’Etat, tout n’est pas encore pour le mieux dans le meilleur des mondes. L’épanouissement de la femme n’est pas toujours pleinement et entièrement garanti. Le bien-être et la santé de la femme et de la fille doivent être améliorés et assurés à un niveau optimal.
La problématique de l’autonomisation des femmes et de l’égalité des sexes doit être cernée dans toutes ses dimensions. Il est impérieux d’assurer l’accès équitable à la propriété foncière et aux facteurs de production. Il est aussi important de renforcer les initiatives communautaires des femmes rurales.
Le Gouvernement et l’Assemblée Nationale doivent s’investir pour donner corps et vie au projet du Code des Personnes et de la Famille et à la Politique Nationale Genre.
Je plaide pour que toutes ces préoccupations qui sont des attentes nobles et légitimes des femmes soient traduites, rapidement, dans les faits. Distingués invités, Chères mères et chères sœurs.
Avant de clore mon propos, je tiens à inviter, les femmes tchadiennes, des différentes chapelles politiques et de différentes couches sociales, à plus de responsabilité et de conscience concitoyenne. Comme on a joué notre partition dans l’exercice électoral avec dignité, foi et amour, nous ne devrions pas céder aux sirènes alarmistes des faux perdants de l’élection présidentielle qui sont en train de prédire l’apocalypse à notre cher et beau pays.
Dans l’histoire tumultueuse du Tchad, les femmes, avons déjà payé un lourd tribut. C’est aux prix des sacrifices qu’elles ont élevé des orphelins et pansé les plaies de la guerre. Aujourd’hui encore au lieu de tirer les leçons de ce passé douloureux, un homme politique voudrait que les femmes soient des fossoyeuses. Cet homme politique, ce grand cadre de la République dont je n’ai pas besoin de citer ici le nom mais c’est un ex-Premier ministre qui disait mes chères sœurs, le 27 juillet « que nous sommes contre un système qui est mis en place, nous n’avons pas peur de la mort j’en suis sur qu’il y aura des cadavres même si on nous tire dessus nous allons persister, j’ai demandé à mes camarades si je tombe qu’ils remettent mon cadavre aux femmes et la lutte continue »Non ! Moi je vais répondre à mon Tonton. Je dis Non, Tonton, nous Femmes Tchadiennes sommes plutôt encline à la paix et souhaitons de tout cœur qu’au-delà des contradictions, la classe politique privilégie la cohésion sociale Nous Femmes Tchadiennes, avons déjà payé un lourd tribut aux différents conflits armés que le pays a connus. Et nous savons mieux que quiconque le prix de la paix, la valeur de la stabilité et le pesant d’or de la sécurité. Donc Mon cher Tonton, je ne sais pas si la Femme Tchadienne va encore ramasser des cadavres ? Je dirais non, on est au 21ème siècle et la Femme Tchadienne a trop souffert, la Femme Tchadienne n’a pas besoin de ça. La Femme Tchadienne a besoin de la paix, de la stabilité. On veut éduquer nos enfants, on veut garantir un avenir à nos enfants. Les femmes ne doivent pas rester derrière pour ramasser des cadavres, notre place, c’est à côté, ce n’est pas derrière .La Tchadienne d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier. Les 52 ou 53% de la population tchadienne sont des femmes, nous sommes plus nombreuses et les femmes ne veulent plus de la guerre.
Je vous remercie, une fois de plus, pour votre mobilisation. Je remercie aussi fortement le comité d’organisation de cette cérémonie qui a su nous créer un parfait cadre de retrouvailles et de communion.
Je souhaite à vous tous une excellente Journée panafricaine de la Femme.
Publier Le : 01/08/2016 08:27
-Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales ;
-Mesdames les Responsables des organisations des femmes et des partis politiques,
-Mesdames les Responsables des Associations et des organisations féminines,
-Distingués invités, Mes chères mères et mes chères sœurs.
Je voudrais, dès l’entame de mon propos, exprimer toute ma gratitude aux personnalités qui ont tenu à honorer, cet après-midi, les femmes, en effectuant le déplacement de la Maison de la Femme, un lieu qui symbolise la reconnaissance du statut et du rôle de la femme tchadienne dans la société.
Je voudrais aussi me réjouir de la mobilisation exceptionnelle des femmes qui se sont déplacées en masse pour assister à cette cérémonie qui commémore la Journée Panafricaine de la Femme.
Cette grande mobilisation ne me surprend pas du tout car elle s’inscrit dans le prolongement de l’engouement manifesté par les femmes lors des dernières opérations électorales.
C’est pourquoi, je saisis cette opportunité pour vous rendre, chères mères et chères sœurs, les hommages appuyés pour cet élan civique et cet esprit patriotique.
Je pense, en ce moment précis, à nos autres sœurs qui ne sont pas ici avec nous.
Je pense aux femmes policières, gendarmes et vigiles qui sont en faction dans les casernes, les commissariats ou dans les établissements publics et privés.
Je pense aux femmes commerçantes et aux femmes Mosso qui s’affairent en ce moment devant leurs étals et diverses marchandises.
Je pense aux femmes rurales qui s’activent dans les champs ou sont en quête des bois de chauffe pour les repas du soir.
Je pense à toutes les femmes tchadiennes des différents pôles géographiques du pays.
Citoyennes modèles, mères protectrices, épouses exemplaires, éducatrices attentionnées, agents de développement conscientes et dynamique, les femmes tchadiennes méritent la reconnaissance de la nation.
Chères mères, Chères sœurs.
Je ne peux très sincèrement voiler la fierté que je ressens, en tant que femme, pour l’élan patriotique manifesté par les femmes tchadiennes lors de l’élection présidentielle du 10 avril dernier. Nous avons, à travers notre mobilisation, fait écrouler le mur de préjugés et de clichés fanés dont on affublait les femmes.
Nous avons démontré, avec éloquence, que notre participation à la vie politique et publique, jugée souvent négligente, est une pure imagination. Les faits et les chiffres me confortent dans mes affirmations. Les femmes représentent l’écrasante majorité des citoyens qui se sont inscrits sur les listes électorales. Plus de 80% des femmes recensées ont effectivement accompli leur devoir civique en allant voter.
Je peux, mes chères sœurs et mères, sans fausse modestie et sans parti pris féministe, soutenir, que ce sont les femmes qui animent la vie politique nationale et font la vitalité de la démocratie tchadienne. Nous avons, sans doute, imprimé notre belle empreinte à l’histoire de notre pays.
Chères mères et chères sœurs.
Les actes forts que nous avons posés avec dignité et civisme doivent se pérenniser et survivre au temps. C’est pourquoi, je nous exhorte à garder le même élan civique, à maintenir le même cap patriotique et à poursuivre la même dynamique citoyenne.
Femmes Tchadiennes, nous devons, comme on l’a démontré, être toujours à l’avant-garde de la lutte qui est engagée dans la perspective de l’émergence du Tchad.
Souvenez-vous des révélations poignantes faites par le Président de la République, son Excellence IDRISS DEBY ITNO, lors du lancement de la campagne électorale. Je cite ses propos : « Chères femmes, vous êtes la muse qui m’inspirent l’idéal de l’Emergence du Tchad. Continuez toujours à alimenter mon inspiration et à fertiliser mon imagination».
Monsieur le Président, je sais que nous vous suivez en direct, Monsieur le Chef de l’Etat, vous nous avez fait confiance, vous nous avez toujours soutenues, nous vous sommes reconnaissantes.
Oui, chères mères et chères sœurs, prenons toute notre place dans cette phase nouvelle de l’histoire de notre pays. On doit prendre part de manière effective, active et dynamique au chantier du renouveau et de l’émergence de notre pays.
C’est ainsi que nous prouverons à la face du monde que l’attitude exemplaire dont on a fait montre lors des opérations électorales n’est pas un acte isolé, c’est un fait fortuit et un hasard de l’histoire.
La République sait qu’elle doit désormais compter sur notre force, sur notre énergie et surtout sur notre conviction de citoyenne consciente, volontariste et engagée.
L’adage qui dit que derrière un grand homme, il ya une grande femme n’a pas sa place dans le Tchad émergent. Disons plutôt à coté d’un grand homme, il ya une grande femme.
Distingués invités, Chères mères et chères sœurs.
S’il est vrai que nous sommes les pionnières du développement, nous avons besoin d’être soutenues et encouragées dans nos initiatives. C’est pourquoi, des actions incitatives de l’Etat en faveur des femmes sont plus que nécessaires.
En dépit des efforts fournis par l’Etat, tout n’est pas encore pour le mieux dans le meilleur des mondes. L’épanouissement de la femme n’est pas toujours pleinement et entièrement garanti. Le bien-être et la santé de la femme et de la fille doivent être améliorés et assurés à un niveau optimal.
La problématique de l’autonomisation des femmes et de l’égalité des sexes doit être cernée dans toutes ses dimensions. Il est impérieux d’assurer l’accès équitable à la propriété foncière et aux facteurs de production. Il est aussi important de renforcer les initiatives communautaires des femmes rurales.
Le Gouvernement et l’Assemblée Nationale doivent s’investir pour donner corps et vie au projet du Code des Personnes et de la Famille et à la Politique Nationale Genre.
Je plaide pour que toutes ces préoccupations qui sont des attentes nobles et légitimes des femmes soient traduites, rapidement, dans les faits.
Distingués invités,
Chères mères et chères sœurs.
Avant de clore mon propos, je tiens à inviter, les femmes tchadiennes, des différentes chapelles politiques et de différentes couches sociales, à plus de responsabilité et de conscience concitoyenne. Comme on a joué notre partition dans l’exercice électoral avec dignité, foi et amour, nous ne devrions pas céder aux sirènes alarmistes des faux perdants de l’élection présidentielle qui sont en train de prédire l’apocalypse à notre cher et beau pays.
Dans l’histoire tumultueuse du Tchad, les femmes, avons déjà payé un lourd tribut. C’est aux prix des sacrifices qu’elles ont élevé des orphelins et pansé les plaies de la guerre. Aujourd’hui encore au lieu de tirer les leçons de ce passé douloureux, un homme politique voudrait que les femmes soient des fossoyeuses. Cet homme politique, ce grand cadre de la République dont je n’ai pas besoin de citer ici le nom mais c’est un ex-Premier ministre qui disait mes chères sœurs, le 27 juillet « que nous sommes contre un système qui est mis en place, nous n’avons pas peur de la mort j’en suis sur qu’il y aura des cadavres même si on nous tire dessus nous allons persister, j’ai demandé à mes camarades si je tombe qu’ils remettent mon cadavre aux femmes et la lutte continue »Non ! Moi je vais répondre à mon Tonton. Je dis Non, Tonton, nous Femmes Tchadiennes sommes plutôt encline à la paix et souhaitons de tout cœur qu’au-delà des contradictions, la classe politique privilégie la cohésion sociale Nous Femmes Tchadiennes, avons déjà payé un lourd tribut aux différents conflits armés que le pays a connus. Et nous savons mieux que quiconque le prix de la paix, la valeur de la stabilité et le pesant d’or de la sécurité. Donc Mon cher Tonton, je ne sais pas si la Femme Tchadienne va encore ramasser des cadavres ? Je dirais non, on est au 21ème siècle et la Femme Tchadienne a trop souffert, la Femme Tchadienne n’a pas besoin de ça. La Femme Tchadienne a besoin de la paix, de la stabilité. On veut éduquer nos enfants, on veut garantir un avenir à nos enfants. Les femmes ne doivent pas rester derrière pour ramasser des cadavres, notre place, c’est à côté, ce n’est pas derrière .La Tchadienne d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier. Les 52 ou 53% de la population tchadienne sont des femmes, nous sommes plus nombreuses et les femmes ne veulent plus de la guerre.
Je vous remercie, une fois de plus, pour votre mobilisation. Je remercie aussi fortement le comité d’organisation de cette cérémonie qui a su nous créer un parfait cadre de retrouvailles et de communion.
Je souhaite à vous tous une excellente Journée panafricaine de la Femme.
Vive la Femme Tchadienne pour que Vive le Tchad
Je vous remercie de votre aimable attention.