LA SEMAINE AFRICAINE DE LA VACCINATION (EDITION 2016) MESSAGE DE LA PREMIERE DAME

  • Publier Le : 01/05/2016 13:38


    LA SEMAINE AFRICAINE DE LA VACCINATION (EDITION 2016) MESSAGE DE LA PREMIERE DAME

    A l’instar de tous les pays  du continent, le Tchad célèbre, du 30 avril au 06 mai 2016,  la 6ème édition de la Semaine Africaine de la vaccination. Placée sous le thème «  Comblons les lacunes sur la vaccination et restons sans polio », cette semaine a des enjeux majeurs. Il est question de mettre un accent particulier sur le renforcement de la vaccination systématique afin de garantir la couverture sanitaire universelle. La finalité recherchée est bien entendu la protection des enfants avec des vaccins salvateurs. Dans cette perspective, les acquis obtenus dans la lutte contre le polio virus sauvage doivent être préservés. Mieux, ces acquis doivent être renforcés par la vaccination de routine afin d’atteindre toute la population cible.

    Dans le cadre de cette Semaine Africaine de la Vaccination, plusieurs programmes spécifiques sont prévus à l’échelle nationale. Il s’agit notamment de l’administration de vaccins dans le cadre de la vaccination de routine avec un focus sur les populations nomades dans les districts de Massenya et  la recherche active des enfants perdus de vue.

    La Semaine Africaine de Vaccination  servira également d’opportunité pour intensifier les recherches des cas de ver de guinée dans les districts endémiques. Dans le même sillage, il est prévu la remise de récompense aux malades  de ver de guinée, avec l’approche communautaire pour la promotion de la vaccination.

    Il est indéniable que la vaccination systématique  est une urgence de premier ordre au Tchad et en Afrique. Selon les statistiques fournies par l’OMS, un enfant africain sur cinq n’a toujours pas accès à toutes les vaccinations de base nécessaires. Quelque 22% des nourrissons sous-vaccinés du monde sont recensés dans quatre pays africains à savoir l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Nigéria et la République démocratique du Congo). Cinq des six pays qui enregistrent un taux de couverture vaccinale du DTC3 inférieur à 50% sont situés en Afrique. Il est vrai que  18 pays du continent ont réussi le pari d’administrer les trois doses requises du vaccin DTC à 90% des enfants, les mettant ainsi à l’abri des maladies redoutables comme  la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. Mais, dans  la majorité des pays du continent, les taux de vaccination enregistrés demeurent faibles.

    Ces statistiques sont naturellement alarmantes et très inquiétantes.  En adoptant le Plan d’action mondial pour les vaccins, les États membres de l’Organisation mondiale de la Santé avaient pourtant  décidé de parvenir à une couverture de 90% du DTC3 d’ici à 2020 et à une couverture vaccinale d’au moins 80% dans tous les districts ou unités administratives.

    C’est pourquoi, nous devons accélérer les engagements nationaux et régionaux en faveur de la vaccination pour protéger nos enfants contre les maladies évitables par la vaccination, puisque cela leur permettra de mener une vie productive qui contribuera au développement de tous les pays africains.

    L’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le VIH / sida (OPDAS), active dans le domaine de la santé, demande à tous les États membres de la Région africaine  de redoubler d’efforts pour atteindre tous les enfants avec la vaccination systématique et d’améliorer les résultats de la santé infantile pendant  la sixième Semaine africaine de la vaccination, lancée par l’OMS/AFRO. 

    Il est à noter que l’organisation de la 6ème édition de la Semaine Africaine de la Vaccination en 2016 intervient après la première Conférence ministérielle africaine sur la vaccination, tenue en février dernier, à Addis-Abeba (Éthiopie). Au cours de la Conférence, les dirigeants africains ont pris des mesures énergiques allant dans le sens de la couverture universelle.

    La célébration de la Semaine Africaine de Vaccination doit interpeller toutes les consciences. Nous devons donner collectivement la priorité à la vaccination comme intervention essentielle pour réduire la mortalité des enfants.