A l’instar de tous
les paysdu continent, le Tchad célèbre,
du 30 avril au 06 mai 2016, la 6ème
édition de la Semaine Africaine de la vaccination. Placée sous le thème «
Comblons les lacunes sur la vaccination
et restons sans polio », cette semaine a des enjeux majeurs. Il
est question de mettre un accent particulier sur le renforcement de la
vaccination systématique afin de garantir la couverture sanitaire universelle.
La finalité recherchée est bien entendu la protection des enfants avec des
vaccins salvateurs. Dans cette perspective, les acquis obtenus dans la lutte
contre le polio virus sauvage doivent être préservés. Mieux, ces acquis doivent
être renforcés par la vaccination de routine afin d’atteindre toute la
population cible.
Dans le cadre de
cette Semaine Africaine de la Vaccination, plusieurs programmes spécifiques
sont prévus à l’échelle nationale. Il s’agit notamment de l’administration de
vaccins dans le cadre de la vaccination de routine avec un focus sur les
populations nomades dans les districts de Massenya etla recherche active des enfants perdus de
vue.
La Semaine Africaine
de Vaccination servira également
d’opportunité pour intensifier les recherches des cas de ver de guinée dans les
districts endémiques. Dans le même sillage, il est prévu la remise de
récompense aux maladesde ver de guinée,
avec l’approche communautaire pour la promotion de la vaccination.
Il est indéniable que la vaccination systématiqueest une urgence de premier ordre au Tchad et
en Afrique. Selon les statistiques fournies par l’OMS, un enfant africain
sur cinq n’a toujours pas accès à toutes les vaccinations de base nécessaires.
Quelque 22% des nourrissons sous-vaccinés du monde sont recensés dans quatre
pays africains à savoir l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Nigéria et la
République démocratique du Congo). Cinq des six pays qui enregistrent un taux
de couverture vaccinale du DTC3 inférieur à 50% sont situés en Afrique. Il est
vrai que 18 pays du continent ont réussi
le pari d’administrer les trois doses requises du vaccin DTC à 90% des enfants,
les mettant ainsi à l’abri des maladies redoutables comme la diphtérie, le tétanos et la coqueluche.
Mais, dans la majorité des pays du
continent, les taux de vaccination enregistrés demeurent faibles.
Ces statistiques
sont naturellement alarmantes et très inquiétantes.En adoptant le Plan d’action mondial pour les
vaccins, les États membres de l’Organisation mondiale de la Santé avaient
pourtantdécidé de parvenir à une
couverture de 90% du DTC3 d’ici à 2020 et à une couverture vaccinale d’au moins
80% dans tous les districts ou unités administratives.
C’est pourquoi, nous
devons accélérer les engagements nationaux et régionaux en faveur de la
vaccination pour protéger nos enfants contre les maladies évitables par la
vaccination, puisque cela leur permettra de mener une vie productive qui
contribuera au développement de tous les pays africains.
L’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le VIH / sida
(OPDAS), active dans le domaine de la santé, demande à tous les États membres
de la Région africainede redoubler
d’efforts pour atteindre tous les enfants avec la vaccination systématique et
d’améliorer les résultats de la santé infantile pendantla sixième Semaine africaine de la
vaccination, lancée par l’OMS/AFRO.
Il est à noter que
l’organisation de la 6ème édition de la Semaine Africaine de la Vaccination en 2016 intervient après la première Conférence
ministérielle africaine sur la vaccination, tenue en février dernier, à
Addis-Abeba (Éthiopie). Au cours de la Conférence, les dirigeants africains ont
pris des mesures énergiques allant dans le sens de la couverture universelle.
La célébration de
la Semaine Africaine de Vaccination doit interpeller toutes les consciences.
Nous devons donner collectivement la priorité à la vaccination comme
intervention essentielle pour réduire la mortalité des enfants.
Publier Le : 01/05/2016 13:38
A l’instar de tous les pays du continent, le Tchad célèbre, du 30 avril au 06 mai 2016, la 6ème édition de la Semaine Africaine de la vaccination. Placée sous le thème « Comblons les lacunes sur la vaccination et restons sans polio », cette semaine a des enjeux majeurs. Il est question de mettre un accent particulier sur le renforcement de la vaccination systématique afin de garantir la couverture sanitaire universelle. La finalité recherchée est bien entendu la protection des enfants avec des vaccins salvateurs. Dans cette perspective, les acquis obtenus dans la lutte contre le polio virus sauvage doivent être préservés. Mieux, ces acquis doivent être renforcés par la vaccination de routine afin d’atteindre toute la population cible.
Dans le cadre de cette Semaine Africaine de la Vaccination, plusieurs programmes spécifiques sont prévus à l’échelle nationale. Il s’agit notamment de l’administration de vaccins dans le cadre de la vaccination de routine avec un focus sur les populations nomades dans les districts de Massenya et la recherche active des enfants perdus de vue.
La Semaine Africaine de Vaccination servira également d’opportunité pour intensifier les recherches des cas de ver de guinée dans les districts endémiques. Dans le même sillage, il est prévu la remise de récompense aux malades de ver de guinée, avec l’approche communautaire pour la promotion de la vaccination.
Il est indéniable que la vaccination systématique est une urgence de premier ordre au Tchad et en Afrique. Selon les statistiques fournies par l’OMS, un enfant africain sur cinq n’a toujours pas accès à toutes les vaccinations de base nécessaires. Quelque 22% des nourrissons sous-vaccinés du monde sont recensés dans quatre pays africains à savoir l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Nigéria et la République démocratique du Congo). Cinq des six pays qui enregistrent un taux de couverture vaccinale du DTC3 inférieur à 50% sont situés en Afrique. Il est vrai que 18 pays du continent ont réussi le pari d’administrer les trois doses requises du vaccin DTC à 90% des enfants, les mettant ainsi à l’abri des maladies redoutables comme la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. Mais, dans la majorité des pays du continent, les taux de vaccination enregistrés demeurent faibles.
Ces statistiques sont naturellement alarmantes et très inquiétantes. En adoptant le Plan d’action mondial pour les vaccins, les États membres de l’Organisation mondiale de la Santé avaient pourtant décidé de parvenir à une couverture de 90% du DTC3 d’ici à 2020 et à une couverture vaccinale d’au moins 80% dans tous les districts ou unités administratives.
C’est pourquoi, nous devons accélérer les engagements nationaux et régionaux en faveur de la vaccination pour protéger nos enfants contre les maladies évitables par la vaccination, puisque cela leur permettra de mener une vie productive qui contribuera au développement de tous les pays africains.
L’Organisation des Premières Dames d’Afrique contre le VIH / sida (OPDAS), active dans le domaine de la santé, demande à tous les États membres de la Région africaine de redoubler d’efforts pour atteindre tous les enfants avec la vaccination systématique et d’améliorer les résultats de la santé infantile pendant la sixième Semaine africaine de la vaccination, lancée par l’OMS/AFRO.
Il est à noter que l’organisation de la 6ème édition de la Semaine Africaine de la Vaccination en 2016 intervient après la première Conférence ministérielle africaine sur la vaccination, tenue en février dernier, à Addis-Abeba (Éthiopie). Au cours de la Conférence, les dirigeants africains ont pris des mesures énergiques allant dans le sens de la couverture universelle.
La célébration de la Semaine Africaine de Vaccination doit interpeller toutes les consciences. Nous devons donner collectivement la priorité à la vaccination comme intervention essentielle pour réduire la mortalité des enfants.