Communication

  • Publier Le : 08/06/2011 00:00


     Communication

    Communication de la Première Dame HINDA DEBY ITNO à la session des Premières Dames pour l’élimination de nouvelles infections chez les enfants. Madame la Présidente du Panel ; Mesdames, Messieurs ; Je voudrais, avant tout propos, vous adresser mes vifs remerciements aux organisateurs de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la nouvelle déclaration de riposte mondiale au Sida. En effet, à l’instar des femmes des autres pays du monde, les Tchadiennes sont également confrontées à la problématique du VIH/SIDA dont les conséquences sont néfastes pour elles et pour leur famille. Je me réjouis de cette occasion qui nous permet d’évoquer le poids de la pandémie dans les familles et la société tchadienne, en même temps que les efforts déployés par le gouvernement, la société civile et les organisations internationales pour venir à bout de cette maladie. « Que faire pour parvenir à l’objectif de zéro nouvelle infection » ? Le Tchad, en attendant une réponse de la communauté internationale, a mis en place une stratégie visant à réduire la transmission du VIH de la mère infectée à l’enfant dans son programme de santé maternelle, néonatale et infantile et de santé de reproduction, à travers le paquet minimum d’activité des formations sanitaires.Cette stratégie passe par l’accès au conseil et dépistage volontaire pour le VIH de toutes les femmes enceintes ou en age de procréer ; l’accès aux antirétroviraux (ARV) pour les femmes enceintes séropositives et leurs enfants. Je tiens à préciser ici que les accès au conseil et aux ARV sont gratuits depuis 2006. Ensuite, d’autres stratégies ont été développées et portent notamment sur la promotion d’une alimentation à moindre risque pour le nouveau-né et le nourrisson, nés de mères séropositives, la formation du personnel et la communication pour le changement de comportement. Le Tchad a consenti d’importants efforts pour traduire toutes ces stratégies dans les faits. C’est ainsi que d’une seule structure de prévention de transmission de la mère à l’enfant qu’était l’Hôpital général de référence nationale en 2005, on note aujourd’hui l’existence de 120 sites. Dans sa quête pour inverser les tendances, le Tchad a engagé des actions significatives, notamment : - l’introduction de la technique de diagnostic précoce chez les nouveau-nés dès l’age de deux semaines; - la formation de 529 agents de santé en Prévention de la Transmission de la mère à l’enfant (PTME), rien que pour l’année 2010 et au cours du premier trimestre 2011 ; - le dépistage de 13. 364 femmes enceintes en 2010 sur les 32.977 reÇues en consultation prénatale ; - la mise sous prophylaxie ARV de près de 1.000 femmes enceintes ; - l’organisation, il y a quatre ans, d’une conférence sur la prévention de la transmission de la mère à l’enfant. Cependant, je m’empresse de souligner que ces actionssont insuffisantes. Nous aurions aimé une plus grande couverture du Tchad en sites de prévention de transmission, en rendant fonctionnels tous les 770 centres de santé que compte le Tchad, car nous faisons face au phénomène migratoire des femmes enceintes séropositives qui vont accoucher dans les centres où leur statut est ignoré. Cette pratique influe négativement sur la prise en charge et le suivi de leurs enfants. Dans le but d’intensifier la prévention de la transmission de la mère à l’enfant, il est prévu l’ouverture dans quatre(4) régions du Tchad de centres de prévention au courant de cette année 2011. Ils devront progressivement s’étendre à l’ensemble des régions du Tchad.Un plan d’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant est en cours d’élaboration. Pour ce faire, je profite de l’opportunité que m’offre cette tribune, pour lancer un appel solennel à la communauté internationale pour qu’elle soutienne et appuie le Tchad dans son plan national de riposte au sida. Mesdames, Messieurs ; En plus des actions en faveur de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant qui, pour nous, procède de la promotion Genre et de la lutte pour le bien-être des humains, nous menons également des plaidoiries auprès des plus hautes autorités sur des sujets d’importance. C’est ainsi, par exemple, que nos plaidoiries auprès du Président de la République ont abouti à la prise en charge médicale totale par l’Etat des personnes vivant avec le VIH et à la gratuité des ARV. Car, vous êtes sans ignorer que les conséquences sociales du VIH/sida sont l’augmentation de la population des orphelins suite au décès des parents. A l’occasion de la Journée Mondiale du Sida, j’organise des cérémonies au cours desquelles, toutes les personnes vivant avec le VIH sont invitées. Je fais également une déclaration invitant les femmes et les hommes au dépistage volontaire et je dénonce par la même occasion la stigmatisation dont les personnes vivant avec le VIH/sida sont l’objet. Mesdames, Messieurs ; Sous l’impulsion de Son Excellence, Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’Etat, des actions hardies ont été menées au Tchad. D’importants textes nationaux ont été adoptés. J’en citerai trois qui sont, à mes yeux, les plus significatifs : la Déclaration de politique d’intégration de la femme au développement ; la loi N°06 du 15 avril 2001 portant promotion de la santé de la reproduction et celle N°019 de septembre 2007 portant lutte contre le VIH/SIDA et la protection des personnes vivant avec le VIH/SIDA. C’est dire que grace au Président de la République, notre pays a enregistré des progrès importants en matière d’égalité des sexes et de lutte contre le VIH/SIDA. Mesdames, Messieurs ; La réduction de la mortalité maternelle et infantile constitue un objectif majeur pour le Gouvernement Tchadien. Ainsi, il a organisé en 2009 une conférence sur le lancement de la campagne d’accélération pour la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA). A l’issue des travaux, j’ai été désignée marraine de la CARMMA. S’agissant des femmes victimes des fistules dont je suis la marraine de leur association, il faut relever l’engagement du Gouvernement dans la prise en charge des opérations de fistules obstétricales et de la réINSERT intoion des malades. Un centre de traitement des fistules et de prise en charge est opérationnel depuis quelques semaines à N’Djaména. Enfin, je suis également la marraine de la campagne de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, cette fois-ci, ce sont les Nations Unies qui m’ont sollicitée. Je voudrais, d’ores et déjà, féliciter et remercier toutes les agences du système des Nations-Unies qui ont appuyé les efforts du Gouvernement Tchadien et continuent de le soutenir dans sa lutte contre la pandémie du Sida. Je vous remercie.