HINDA DEBY ITNO POUR UN CENTRE NATIONAL DE FISTULES
Je voudrais tout d’abord remercier le Ministère de la Santé Publique et la Représentation de l’UNFPA au Tchad pour l’honneur qui m’est fait, en plaÇant la commémoration de la 2ème édition de la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale sous mon haut patronage.
Le thème choisi cette année à savoir : «Femme victime de fistule suivie – vie transformée), » répond bien aux attentes des victimes de cette maladie et redonne de l’espoir à des millions de nos soeurs qui croulent encore sous le poids de l’abandon et de l’isolement mais surtout de la stigmatisation et de répulsion de la société qui est pourtant, responsable en grande partie de cet état de fait.
Il est aujourd’hui indéniable qu’en dépit des efforts continuellement déployés par les pouvoirs publics et les partenaires sanitaires et sociaux, l’on est encore loin de venir à bout de ce mal qui gagne largement de terrain surtout dans nos pays en développement. Les tabous et les pesanteurs socioculturelles demeurent encore les terreaux favorables sinon les champs de prédilection de la fistule obstétricale.
A ces comportements déplorables de la société, s’ajoutent le déficit d’information et de sensibilisation dans certains milieux pour ne pas dire l’absence de communication qui contribuent grandement au mariage précoce et aux grossesses rapprochées sources principales de ce handicap.
Pour parvenir à nos objectifs et réaliser des performances éloquentes en matière de prévention, de prise en charge et de suivi régulier, il n’ ya pas des solutions miracles que de révolutionner nos mentalités en mettant un accent particulier sur l’information, l’éducation et la communication.
Les parents cloisonnés dans leurs habitudes ancestrales et leurs traditions rétrogrades ont besoin des spécialistes du domaine pour les sortir de l’ignorance et leur éviter ainsi de donner leurs filles en mariage avant l’age requis.
Mesdames, Messieurs ;
L’ignorance dont on vient d’évoquer est la mère de tous les maux. Si les parents ont été à l’école ou ont été formés, ils auraient mieux contribué à l’éducation et à la scolarisation de leur progéniture. Si les filles ont été scolarisées, elles auraient pu convaincre leurs parents et éviter le mariage précoce ou le mariage arrangé, source de plusieurs handicaps. J’estime que l’éducation et la scolarisation des filles, l’alphabétisation des femmes constituent un rempart solide contre le mariage précoce et les grossesses non désirées.
Nous devons par conséquent, éduquer et scolariser nos filles, seule arme pouvant leur éviter les vices, les déviances et les comportements irresponsables et antisociaux. Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, nous a offert cette opportunité d’envoyer nos filles à l’école et les inscrire gratuitement. Sa politique en matière de santé nous donne la possibilité de soigner gratuitement les maladies même les plus sévères.
Il nous suffit de changer d’attitude et de comportement pour en profiter davantage. Je demande donc aux filles et filles-mères, victimes de la fistule obstétricale de ne pas se recroqueviller dans leur malheur et leur angoisse. Elles doivent s’afficher sans complexe et se présenter dans les centres spécialisés. Car l’Etat a mis les moyens pour un suivi et une prise en charge régulière.
Je me félicite d’ores et déjà, de l’existence d’un centre national de santé de la reproduction et de traitement des fistules performant à N’Djaména.
J’ai particulièrement bien noté M. le Représentant de l’UNFPA, votre plaidoyer, le bilan élogieux que vous venez de faire des activités du centre national.
En cette commémoration de la 2ème édition de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale, je formule le voeu auprès du Ministère de la Santé publique, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale et de nos partenaires à continuer à oeuvrer pour la consolidation des acquis dudit Centre qui, à partir d’aujourd’hui va être dénommé : « Centre national de traitement de fistules » pour en faire un centre d’excellence à vocation régionale avec un statut particulier.
En effet, avec plus de 6000 accouchements et seulement deux (02) décès, la lutte contre la fistule obstétricale constitue un succès indéniable sur le chemin de la lutte contre la morbidité et la mortalité maternelle. Ce succès doit nous motiver davantage dans notre foi inébranlable que la mortalité maternelle n’est pas une fatalité et que la fistule est aussi évitable.
Je note également avec satisfaction que le taux de réussite dans les opérations des fistules au Tchad et en particulier au centre, est supérieur à 80%. Je voudrais également que des centres similaires soient créés dans plusieurs régions du pays pour rapprocher les services des bénéficiaires et alléger les charges des familles obligées de se déplacer à N’Djamena.
De la même manière, je me félicite de la stratégie consistant à renforcer les capacités techniques nationales dans le domaine de la prise en charge des fistules et souhaite que les médecins tchadiens actuellement en formation dans la prise en charge des fistules avec le Pr. Gueye, puissent être rapidement opérationnels.
Quant à la réINSERT intoion des femmes guéries, je voudrais aussi noter les succès enregistrés par le Tchad, avec l’appui de ses partenaires et qui ont permis la formation à différents métiers d’une vingtaine de femmes guéries en 2013.
En tant que Marraine de la lutte contre les fistules au Tchad et Présidente de l’OPDAS, je me battrais de toutes mes forces avec l’appui du Chef de l’Etat et des partenaires pour contribuer à abréger les souffrances de mes soeurs et leur redonner le sourire.
Je voudrais, pour finir, remercier la Communauté internationale et les agences spécialisées des Nations Unies ; particulièrement l’OMS et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) ainsi les Organisations telles que Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde et WAHA qui accompagnent de manière désintéressée l’Etat tchadien.
Je déclare ouverte, la cérémonie de commémoration au Tchad, de la deuxième journée internationale de lutte contre la fistule obstétricale.
Vive la Journée Internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale;
Bonne Fête à toutes et à tous ;
Je vous remercie.
Publier Le : 23/05/2014 00:00
HINDA DEBY ITNO POUR UN CENTRE NATIONAL DE FISTULES Je voudrais tout d’abord remercier le Ministère de la Santé Publique et la Représentation de l’UNFPA au Tchad pour l’honneur qui m’est fait, en plaÇant la commémoration de la 2ème édition de la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale sous mon haut patronage. Le thème choisi cette année à savoir : «Femme victime de fistule suivie – vie transformée), » répond bien aux attentes des victimes de cette maladie et redonne de l’espoir à des millions de nos soeurs qui croulent encore sous le poids de l’abandon et de l’isolement mais surtout de la stigmatisation et de répulsion de la société qui est pourtant, responsable en grande partie de cet état de fait. Il est aujourd’hui indéniable qu’en dépit des efforts continuellement déployés par les pouvoirs publics et les partenaires sanitaires et sociaux, l’on est encore loin de venir à bout de ce mal qui gagne largement de terrain surtout dans nos pays en développement. Les tabous et les pesanteurs socioculturelles demeurent encore les terreaux favorables sinon les champs de prédilection de la fistule obstétricale. A ces comportements déplorables de la société, s’ajoutent le déficit d’information et de sensibilisation dans certains milieux pour ne pas dire l’absence de communication qui contribuent grandement au mariage précoce et aux grossesses rapprochées sources principales de ce handicap. Pour parvenir à nos objectifs et réaliser des performances éloquentes en matière de prévention, de prise en charge et de suivi régulier, il n’ ya pas des solutions miracles que de révolutionner nos mentalités en mettant un accent particulier sur l’information, l’éducation et la communication. Les parents cloisonnés dans leurs habitudes ancestrales et leurs traditions rétrogrades ont besoin des spécialistes du domaine pour les sortir de l’ignorance et leur éviter ainsi de donner leurs filles en mariage avant l’age requis. Mesdames, Messieurs ; L’ignorance dont on vient d’évoquer est la mère de tous les maux. Si les parents ont été à l’école ou ont été formés, ils auraient mieux contribué à l’éducation et à la scolarisation de leur progéniture. Si les filles ont été scolarisées, elles auraient pu convaincre leurs parents et éviter le mariage précoce ou le mariage arrangé, source de plusieurs handicaps. J’estime que l’éducation et la scolarisation des filles, l’alphabétisation des femmes constituent un rempart solide contre le mariage précoce et les grossesses non désirées. Nous devons par conséquent, éduquer et scolariser nos filles, seule arme pouvant leur éviter les vices, les déviances et les comportements irresponsables et antisociaux. Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, nous a offert cette opportunité d’envoyer nos filles à l’école et les inscrire gratuitement. Sa politique en matière de santé nous donne la possibilité de soigner gratuitement les maladies même les plus sévères. Il nous suffit de changer d’attitude et de comportement pour en profiter davantage. Je demande donc aux filles et filles-mères, victimes de la fistule obstétricale de ne pas se recroqueviller dans leur malheur et leur angoisse. Elles doivent s’afficher sans complexe et se présenter dans les centres spécialisés. Car l’Etat a mis les moyens pour un suivi et une prise en charge régulière. Je me félicite d’ores et déjà, de l’existence d’un centre national de santé de la reproduction et de traitement des fistules performant à N’Djaména. J’ai particulièrement bien noté M. le Représentant de l’UNFPA, votre plaidoyer, le bilan élogieux que vous venez de faire des activités du centre national. En cette commémoration de la 2ème édition de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale, je formule le voeu auprès du Ministère de la Santé publique, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale et de nos partenaires à continuer à oeuvrer pour la consolidation des acquis dudit Centre qui, à partir d’aujourd’hui va être dénommé : « Centre national de traitement de fistules » pour en faire un centre d’excellence à vocation régionale avec un statut particulier. En effet, avec plus de 6000 accouchements et seulement deux (02) décès, la lutte contre la fistule obstétricale constitue un succès indéniable sur le chemin de la lutte contre la morbidité et la mortalité maternelle. Ce succès doit nous motiver davantage dans notre foi inébranlable que la mortalité maternelle n’est pas une fatalité et que la fistule est aussi évitable. Je note également avec satisfaction que le taux de réussite dans les opérations des fistules au Tchad et en particulier au centre, est supérieur à 80%. Je voudrais également que des centres similaires soient créés dans plusieurs régions du pays pour rapprocher les services des bénéficiaires et alléger les charges des familles obligées de se déplacer à N’Djamena. De la même manière, je me félicite de la stratégie consistant à renforcer les capacités techniques nationales dans le domaine de la prise en charge des fistules et souhaite que les médecins tchadiens actuellement en formation dans la prise en charge des fistules avec le Pr. Gueye, puissent être rapidement opérationnels. Quant à la réINSERT intoion des femmes guéries, je voudrais aussi noter les succès enregistrés par le Tchad, avec l’appui de ses partenaires et qui ont permis la formation à différents métiers d’une vingtaine de femmes guéries en 2013. En tant que Marraine de la lutte contre les fistules au Tchad et Présidente de l’OPDAS, je me battrais de toutes mes forces avec l’appui du Chef de l’Etat et des partenaires pour contribuer à abréger les souffrances de mes soeurs et leur redonner le sourire. Je voudrais, pour finir, remercier la Communauté internationale et les agences spécialisées des Nations Unies ; particulièrement l’OMS et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) ainsi les Organisations telles que Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde et WAHA qui accompagnent de manière désintéressée l’Etat tchadien. Je déclare ouverte, la cérémonie de commémoration au Tchad, de la deuxième journée internationale de lutte contre la fistule obstétricale. Vive la Journée Internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale; Bonne Fête à toutes et à tous ; Je vous remercie.