Face à l’atrocité subie par nos compatriotes, l’hospitalité tchadienne et l’esprit de grandeur qui nous habite, nous commandent la sagesse et une hauteur de vue pour dire et prouver aux Milices antibalakas que les 150.000 centrafricains qui sont au Tchad sont nos frères, ils sont chez eux et ne doivent en aucun cas être inquiétés. Au contraire ils doivent continuer à considérer le Tchad comme leur patrie. Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Mesdames, Messieurs les Membres du Gouvernement ;
Monsieur le Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture, des Mines et d’Artisanat du Tchad ;
Monsieur le Président du Conseil National du Patronat Tchadien ;
Mesdames et Messieurs les opérateurs économiques ;
Distingués invités ;
Mesdames, Messieurs.
Je prends la parole sous l’effet de l’émotion après avoir suivi les séquences de témoignages poignants et des images horribles qui ont retenues nos souffles. On pensait à un film fiction alors que la vidéo traduit bel et bien les dures réalités vécues par nos compatriotes en Centrafrique.
Nous n’avons jamais pensé à une telle barbarie au moment où les dirigeants africains prônent l’intégration africaine. Nous n’avons jamais cru à un tel degré de répulsion et de haine, au moment où l’Afrique tente de rapprocher les cultures par le brassage des peuples. Nous n’avons pas pensé que la diversité religieuse qui doit être pourtant une source d’inspiration pour le maintien de la paix, de la sécurité et de la cohésion pacifique soit utilisée par des illuminés et des esprits chimériques pour cultiver la division et la xénophobie.
Mesdames, Messieurs ;
Ce que les tchadiens de la Centrafrique ont vécu ces dernières semaines est inimaginable. Des familles tchadiennes qui ont choisi la République soeur de la Centrafrique comme leur deuxième patrie, qui s’y sont établis depuis des dizaines d’années et qui vivent en parfaite communion avec leurs frères centrafricains ont été systématiquement tuées par les forces du mal.
Des commerÇants qui ne s’occupent que de leur commerce et qui ont fait fortune au fil des années, ont été exécutés sans aucune forme de procès ; leurs maisons saccagées et leurs biens pillés. Des femmes, des enfants et même des vieillards n’ont pas échappé à cette opération des antibalakas exclusivement menée contre les tchadiens.
Je vous demande d’observer une minute de silence en mémoire de nos compatriotes disparus en Centrafrique………………
Mesdames, Messieurs ;
Face à l’atrocité subie par nos compatriotes, l’hospitalité tchadienne et l’esprit de grandeur qui nous habite, nous commandent la sagesse et une hauteur de vue pour dire et prouver aux Milices antibalakas que les 150.000 centrafricains qui sont au Tchad sont nos frères, ils sont chez eux et ne doivent en aucun cas être inquiétés. Au contraire ils doivent continuer à considérer le Tchad comme leur patrie.
Mesdames, Messieurs ;
Je voudrais en cette circonstance particulièrement émouvante, adresser mes vifs remerciements au gouvernement qui a réagi avec promptitude et célérité en rapatriant de la Centrafrique à ce jour, 11.692 tchadiens qui ont tout perdu et qui vivaient dans la peur et la psychose d’un lendemain incertain.
Aussi, voudrais-je dire à mes frères et soeurs rapatriés de la Centrafrique qu’ils sont chez eux et continuent de bénéficier de toutes les attentions du gouvernement. La preuve de cette bonne volonté des autorités à leur créer des conditions favorables pour leur accueil, leur prise en charge et leur réINSERT intoion nous a été administrés par Son Excellence, Monsieur le Président de la République en personne qui a tenu, malgré son agenda très chargé, à visiter le jeudi 02 Janvier 2014, ses compatriotes dans les centres d’accueil de Ndjamena afin de s’enquérir de leur situation et partager avec eux leur souffrance. Ce geste fort de solidarité nationale doit nous amener à emboiter le pas aux plus hautes instances de la République.
C’est pourquoi, Mesdames, Messieurs,
Je salue l’initiative des operateurs économiques et l’ensemble des groupements socioprofessionnels qui ont organisé cette opération « Don du coeur » en faveur de nos compatriotes rapatriés de la Centrafrique. Et c’est là justement que la mobilisation et le geste du coeur de chacun trouvent tout leur sens.
Aussi, tout en saluant la précieuse participation de tous, je tiens à remercier vivement ceux qui ont créé ce maillon de la chaine de solidarité agissante, pour soulager, un tant soit peu, nos compatriotes humiliés, spoliés, meurtris et rapatriés.
Comme l’a fait le gouvernement sans discrimination, nous devons tous nous mobiliser pour porter assistance à nos frères et soeurs rentrés dépossédés et démunis de leurs biens. Qu’on leur redonne de l’espoir en allant vers eux. Ils ont besoin de notre chaleur, de notre affection de notre estime et de notre considération.
Dans cette mobilisation nationale en faveur de nos frères et soeurs rapatriés de la Centrafrique, c’est le geste qui compte. Chacun selon ses moyens, chacun selon sa capacité doit participer à ce devoir de solidarité nationale. N’attendons pas ! N’hésitons pas ! Tous ensemble, conjuguons nos efforts pour redonner le sourire à nos frères et soeurs.
Vive la solidarité nationale ;
Je vous remercie.
Publier Le : 04/01/2014 00:00
Face à l’atrocité subie par nos compatriotes, l’hospitalité tchadienne et l’esprit de grandeur qui nous habite, nous commandent la sagesse et une hauteur de vue pour dire et prouver aux Milices antibalakas que les 150.000 centrafricains qui sont au Tchad sont nos frères, ils sont chez eux et ne doivent en aucun cas être inquiétés. Au contraire ils doivent continuer à considérer le Tchad comme leur patrie. Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; Mesdames, Messieurs les Membres du Gouvernement ; Monsieur le Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture, des Mines et d’Artisanat du Tchad ; Monsieur le Président du Conseil National du Patronat Tchadien ; Mesdames et Messieurs les opérateurs économiques ; Distingués invités ; Mesdames, Messieurs. Je prends la parole sous l’effet de l’émotion après avoir suivi les séquences de témoignages poignants et des images horribles qui ont retenues nos souffles. On pensait à un film fiction alors que la vidéo traduit bel et bien les dures réalités vécues par nos compatriotes en Centrafrique. Nous n’avons jamais pensé à une telle barbarie au moment où les dirigeants africains prônent l’intégration africaine. Nous n’avons jamais cru à un tel degré de répulsion et de haine, au moment où l’Afrique tente de rapprocher les cultures par le brassage des peuples. Nous n’avons pas pensé que la diversité religieuse qui doit être pourtant une source d’inspiration pour le maintien de la paix, de la sécurité et de la cohésion pacifique soit utilisée par des illuminés et des esprits chimériques pour cultiver la division et la xénophobie. Mesdames, Messieurs ; Ce que les tchadiens de la Centrafrique ont vécu ces dernières semaines est inimaginable. Des familles tchadiennes qui ont choisi la République soeur de la Centrafrique comme leur deuxième patrie, qui s’y sont établis depuis des dizaines d’années et qui vivent en parfaite communion avec leurs frères centrafricains ont été systématiquement tuées par les forces du mal. Des commerÇants qui ne s’occupent que de leur commerce et qui ont fait fortune au fil des années, ont été exécutés sans aucune forme de procès ; leurs maisons saccagées et leurs biens pillés. Des femmes, des enfants et même des vieillards n’ont pas échappé à cette opération des antibalakas exclusivement menée contre les tchadiens. Je vous demande d’observer une minute de silence en mémoire de nos compatriotes disparus en Centrafrique……………… Mesdames, Messieurs ; Face à l’atrocité subie par nos compatriotes, l’hospitalité tchadienne et l’esprit de grandeur qui nous habite, nous commandent la sagesse et une hauteur de vue pour dire et prouver aux Milices antibalakas que les 150.000 centrafricains qui sont au Tchad sont nos frères, ils sont chez eux et ne doivent en aucun cas être inquiétés. Au contraire ils doivent continuer à considérer le Tchad comme leur patrie. Mesdames, Messieurs ; Je voudrais en cette circonstance particulièrement émouvante, adresser mes vifs remerciements au gouvernement qui a réagi avec promptitude et célérité en rapatriant de la Centrafrique à ce jour, 11.692 tchadiens qui ont tout perdu et qui vivaient dans la peur et la psychose d’un lendemain incertain. Aussi, voudrais-je dire à mes frères et soeurs rapatriés de la Centrafrique qu’ils sont chez eux et continuent de bénéficier de toutes les attentions du gouvernement. La preuve de cette bonne volonté des autorités à leur créer des conditions favorables pour leur accueil, leur prise en charge et leur réINSERT intoion nous a été administrés par Son Excellence, Monsieur le Président de la République en personne qui a tenu, malgré son agenda très chargé, à visiter le jeudi 02 Janvier 2014, ses compatriotes dans les centres d’accueil de Ndjamena afin de s’enquérir de leur situation et partager avec eux leur souffrance. Ce geste fort de solidarité nationale doit nous amener à emboiter le pas aux plus hautes instances de la République. C’est pourquoi, Mesdames, Messieurs, Je salue l’initiative des operateurs économiques et l’ensemble des groupements socioprofessionnels qui ont organisé cette opération « Don du coeur » en faveur de nos compatriotes rapatriés de la Centrafrique. Et c’est là justement que la mobilisation et le geste du coeur de chacun trouvent tout leur sens. Aussi, tout en saluant la précieuse participation de tous, je tiens à remercier vivement ceux qui ont créé ce maillon de la chaine de solidarité agissante, pour soulager, un tant soit peu, nos compatriotes humiliés, spoliés, meurtris et rapatriés. Comme l’a fait le gouvernement sans discrimination, nous devons tous nous mobiliser pour porter assistance à nos frères et soeurs rentrés dépossédés et démunis de leurs biens. Qu’on leur redonne de l’espoir en allant vers eux. Ils ont besoin de notre chaleur, de notre affection de notre estime et de notre considération. Dans cette mobilisation nationale en faveur de nos frères et soeurs rapatriés de la Centrafrique, c’est le geste qui compte. Chacun selon ses moyens, chacun selon sa capacité doit participer à ce devoir de solidarité nationale. N’attendons pas ! N’hésitons pas ! Tous ensemble, conjuguons nos efforts pour redonner le sourire à nos frères et soeurs. Vive la solidarité nationale ; Je vous remercie.