JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME EDITION 2013:Discours de la Premi&

  • Publier Le : 08/03/2013 00:00


     JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME EDITION 2013:Discours de la Premi&

    A l’issue de l’imposant défilé à la Place de nation marquant la fin de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET), la Première Dame HINDA DEBY ITONO a prononcé un discours Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ; Mesdames et Messieurs les Présidents des Grandes Institutions de la République ; Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ; Mesdames et Messieurs les Chefs des Missions Diplomatiques et Représentants des Organisation internationales et de la Société Civile ; Mesdames les Présidentes et Secrétaires Généraux des Organisations Féminines ; Distingués Invités ; Mesdames et Messieurs ; Femmes tchadiennes Permettez-moi, tout d’abord, en ce jour mémorable du 08 mars 2013, au nom de toutes les femmes tchadiennes, mères, soeurs, filles et épouses, que je puisse lire un éloge à l’armée tchadienne, éloge écrit et posté sur le Net par un compatriote, Dr Djiddi Ali Sogoudi. (Le poème). Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; Mesdames et Messieurs ; Femmes tchadiennes C’est un plaisir, sans cesse renouvelé, pour moi de me soumettre à la tradition, non seulement de participer activement aux côtés de mes soeurs aux manifestations marquant la Semaine nationale de la femme tchadienne, mais surtout de prononcer le discours commémorant la Journée Internationale de la Femme. Le thème de la Semaine nationale de la femme tchadienne est cette année « Dompter le VIH et le Sida et éradiquer les violences basées sur le genre pour accroître l’espérance de vie de la Mère et de l’Enfant ». C’est un thème d’actualité, quand on sait que les violences faites aux femmes constituent l’une des premières injustices commises à l’égard des femmes par notre société. La conséquence première de cette discrimination basée sur le genre est la marginalisation aux plans économique, culturel et social, à cause de la pauvreté qui rend les femmes vulnérables à l’infection au VIH/SIDA. C’est pourquoi, nous disons que l’organisation de la SENAFET est l’occasion de faire le plaidoyer pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement. En effet, l’éradication de la discrimination sur le sexe est une des clés pour promouvoir le développement de notre pays. Fort heureusement pour nous, Son Excellence, Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’Etat, est l’ardent défenseur de l’égalité entre les hommes et les femmes, dans le domaine de l’éducation et de l’accès au travail. Le Président de la République en a fait son cheval de bataille pour son projet de société. Il l’avait déclaré à Sarh en Décembre 2009, je le cite : « Tchadiennes, mes soeurs, Je vous aime ». Fin de citation. Mesdames, Messieurs ; Femmes tchadiennes, La plus grande victoire des femmes est la décision prise par l’Organisation des Nations Unies, en 1977, de consacrer une journée aux femmes afin de gagner la bataille contre les inégalités, dont la plus importante est celle contre les inégalités basées sur le genre. Dans ce combat, les femmes tchadiennes doivent s’unir pour constituer une force. Cette union des femmes constituera le ferment de la volonté du Président de la République dans la lutte contre les violences faites aux femmes. C’est d’ailleurs l’une des grandes causes nationales. En effet, aujourd’hui au Tchad, des millions de femmes et de filles sont battues, agressées, violées, mutilées, voire assassinées. Malheureusement, peu de femmes dénoncent ces agissements machistes. Certaines d’entre nous estiment même que ce n’est pas grave, d’autres disent que c’est normal, allant jusqu’à trouver des excuses à leur agresseur. S’il est un autre domaine dans lequel on rencontre encore des résistances, c’est bien celui de l’excision et du mariage précoce forcé. Malgré les efforts du Gouvernement et le soutien des associations féminines et celles de défense des droits de la personne, ces pratiques profondément ancrées dans nos moeurs persistent et sont visibles même à N’Djaména, la capitale. Beaucoup de femmes tchadiennes, dont certaines se trouvent actuellement ici parmi nous, trouvent tout à fait normal d’exciser leurs filles et nièces, puis de les marier, comme nos mamans l’ont été. Mesdames, Messieurs Mes chères soeurs ; Je voudrais profiter de cette opportunité pour m’adresser à vous, décideurs et leaders d’opinion. En effet, éduquer une jeune fille, c’est lui donner la possibilité d’éviter de contracter le virus du SIDA et les grossesses indésirées. Une fille scolarisée aura une meilleure santé et veillera sur ses enfants. Je voudrais préciser que les femmes qui ont bénéficié d’une éducation sont moins susceptibles de mourir durant la grossesse ou l’accouchement. C’est pourquoi, je lance un appel, du haut de cette tribune, à tous les parents d’éduquer leurs filles, de les envoyer à l’école. Car, contrairement aux idées reÇues, la femme n’est pas seulement faite pour être épouse au foyer, femme de ménage ou encore pour garder son petit mari. La femme est et restera une actrice majeure de développement socio-économique. Je voudrais me féliciter des succès enregistrés par le Gouvernement et ses partenaires dans la lutte contre le SIDA et surtout de la réduction de la transmission du VIH/SIDA de la mère à l’enfant. En effet, les derniers indicateurs révèlent que la tendance à de nouvelles contaminations s’est stabilisée, voire en baisse. Mais cette situation ne doit pas nous amener à baisser la garde. Tout au contraire, nous devons demeurer vigilantes et multiplier les actions de sensibilisation pour le recours au dépistage volontaire et à l’utilisation des ARV. Aussi, voudrais-je profiter de l’occasion qui m’est offerte pour faire un plaidoyer auprès des opérateurs économiques et leur demander de s’impliquer et de participer fortement à la mobilisation des ressources nationales. Mesdames, Messieurs ; Femmes tchadiennes, Je voudrais évoquer ici un sujet de préoccupation majeure. Il s’agit de l’organisation de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne. Pour mieux préparer la prochaine édition, je demande au Comité national d’organisation des journées commémoratives de la Femme de se mettre au travail dès demain pour plus d’efficacité à l’avenir. Nous les femmes, nous devons mettre fin aux querelles de chapelle, notamment autour du pagne de la SENAFET, qui nous caractérisent. Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, nous aurons besoin de votre concours pour nous accompagner afin de nous éviter les ratés. Pour finir, je remercie le Gouvernement et tous ses partenaires publics et privés, ainsi que les missions diplomatiques qui ont apporté leur contribution à l’organisation et à la réussite de la SENAFET et de la Journée Internationale de la Femme, édition 2013. Je vous remercie de votre aimable attention.